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Faits divers – Justice

Dordogne : une employée d'école condamnée pour des lettres d'amour à un enfant de neuf ans

mercredi 6 décembre 2017 à 19:46 Par Manon Derdevet, France Bleu Périgord et France Bleu

Une jeune femme de 33 ans a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis, ce mercredi, pour agression sexuelle sur mineur. Cette Périgourdine a écrit des lettres d'amour et a eu des gestes à caractères sexuels envers un garçon de neuf ans alors qu'elle était surveillante dans son école.

Le procès s'est déroulé au tribunal correctionnel de Périgueux
Le procès s'est déroulé au tribunal correctionnel de Périgueux © Radio France - Photo d'illustration

Dordogne, France

Le tribunal correctionnel de Périgueux a condamné ce mercredi après-midi une jeune femme de 33 ans accusée d'agression sexuelle sur mineur à Bassillac et Auberoche. Pendant près d'un an entre 2012 et 2013, cette Périgourdine a écrit 23 lettres d'amour à un jeune garçon de 9 ans. Elle travaillait alors dans l'école primaire du petit en tant que surveillante.

"Mon amour, je t'aime. J'ai envie de t'embrasser"

"Mon amour, je t'aime. Je veux fonder une famille avec toi. J'ai envie de t'embrasser". Ce sont des lettres enflammées que reçoit l'écolier durant des mois. Elle y fait clairement allusion à des baisers et fait même à l'enfant un dessin sur lequel on peut voir un couple s'embrasser. Le petit périgourdin a également révélé que la jeune femme l'avait forcé à "l'embrasser avec la langue" et avait posé ses mains sur sa poitrine.

"J'ai envie d'avoir quatre enfants avec toi"

Des lettres transmises par des copains d'école

Devant le tribunal, cette maman de deux petites filles de 8 et 9 ans répond à peine aux questions et nie le baiser. Et lorsqu'on lui demande d'expliquer ces lettres, elle répond "je n'étais pas bien dans mon couple". La jeune femme sous-entend un rapport conflictuel avec son conjoint.

A l'école, ce sont des copains qui transmettent les lettres au petit garçon. Le parquet a rappelé la relation que la prévenue entretenait avec le jeune garçon à l'école. Dans la cour de récréation qu'elle devait surveiller, elle passait beaucoup de temps à s'occuper de lui et l'enfant a commencé petit à petit à s'isoler dans une relation "malsaine" souligne l'avocate du garçon. "On dirait des amoureux" racontent d'autres enfants de l'école. Petit à petit, le garçon est devenu violent et agressif. Ses parents ne le reconnaissent plus.

Les 23 lettres sont découvertes dans la chambre de l'enfant

C'est en rangeant la chambre de leur fils un jour qu'ils découvrent les 23 lettres. Ils croient d'abord que c'est une petite camarade qui en est l'auteur mais il remarque rapidement que c'est bien la surveillante de 29 ans au moment des faits. Certaines lettres remontent à plus de 9 mois. Les parents portent immédiatement plainte et l'affaire est rapidement classée, la surveillante avait alors écopé d'un rappel à la loi.

Mais peu à peu l'enfant se confie et avoue à ses parents que la femme l'a forcé à l'embrasser et à lui caresser les seins dans un coin du stade de la commune. Des révélations que laissaient déjà suggérer certains passages des lettres "je ferais n'importe quoi pour te voler à nouveau un baiser" peut-on lire par exemple dans une lettre.

Interdiction de retravailler avec des enfants

L'affaire est relancée et les faits sont qualifiés cette fois d'agression sexuelle sur mineur. Ce mercredi, la prévenue a été reconnue coupable au-delà de sa peine de prison avec sursis, elle n'a plus le droit d'exercer d'activité professionnelle ou bénévole avec des mineurs, elle a également une obligation de soins.

Le jeune garçon, lui est traumatisé mais se sent libéré de ce lourd fardeau et il compte bien laisser cette histoire derrière lui.