Faits divers – Justice

Douai : nouvelle enquête sur l'affaire Kerrar

Par Odile Senellart, France Bleu Nord lundi 22 août 2016 à 6:00

La famille de Kamel Kerrar veulent que la lumière soit faite sur les conditions exactes de sa mort
La famille de Kamel Kerrar veulent que la lumière soit faite sur les conditions exactes de sa mort © Radio France - Odile Senellart

Un an et demi après la mort de Kamel Kerrar, retrouvé mains et pieds liés dans la Scarpe à Douai le 26 décembre 2014, ses proches veulent que toute la lumière soit faite sur ce drame. Ils ont obtenu l'ouverture d'une nouvelle enquête dirigée par un juge d'instruction.

C'est une avancée encourageante pour les proches de Kamel Kerrar: une nouvelle enquête a été ouverte cet été pour faire la lumière sur les circonstances de sa mort. La juge d'instruction en charge de cette nouvelle enquête a ordonné, dès ce mois d'août, deux nouvelles expertises. Il s'agira d'éclaircir les circonstances exactes de la mort de cet habitant de Dorignies, retrouvé dans la Scarpe à Douai le 26 décembre 2014.

La famille veut obtenir la vérité et ne croit pas à la thèse du suicide. La première enquête avait elle conclu à une hypothèse de suicide et elle avait été classée sans suite. La famille a porté plainte en juin 2016 en se constituant partie civile, ce qui a abouti à l'ouverture d'une nouvelle enquête dirigée par un juge d'instruction. Ce juge a d'ores et déjà ordonné deux nouvelles expertises, ce qui donne l'espoir à la famille que l'enquête aboutisse.

Les avocats de la famille pointe de nombreuses incohérences dans ce dossier. Kamel Kerrar souffrait d'une sclérose en plaques et de ce fait avait une faible dextérité de la main droite. Comment, dans ces circonstances, aurait-il pu nouer lui-même une écharpe autour de ses mains et nouer ensemble les lacets de ces deux chaussures? C'est en tous cas l'une des incohérences soulevées par les avocats.

La famille projette d'organiser une marche blanche à Douai le dimanche 18 septembre, date symbolique puisque cela fera exactement un an jour pour jour que l'affaire avait été classée sans suites.

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