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Faits divers – Justice

Double homicide à Mont-de-Marsan : perpétuité pour Guillaume Dautremont

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Par , , France Bleu Gascogne

La cour d'Assises des Landes condamne Guillaume Dautremont à la perpétuité. Il est reconnu coupable du meurtre de sa compagne, et de leur bébé de 18 mois, en mars 2016, mais aussi d'avoir, ensuite, tabassé et laissé pour morte sa meilleure amie, et d'avoir tenté d’étrangler sa mère.

L'avocat général avait requis la perpétuité
L'avocat général avait requis la perpétuité © Radio France - Marion Dambielle-Arribagé

Mont-de-Marsan, France

La cour d'Assises des Landes a rendu son verdict peu après 20h ce mercredi soir dans le procès de Guillaume Dautremont. Ce Landais de 42 ans était jugé depuis mercredi dernier à Mont-de-Marsan.

A l'issue de six jours d'audience, les jurés se sont retirés ce mercredi vers 17 heures. Après trois heures de délibérations, Guillaume Dautremont est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Il est reconnu coupable du meurtre de sa compagne, Elodie, et de leur bébé de 18 mois, Méloé, en mars 2016. Coupable d'avoir, ensuite, tabassé et laissé pour morte sa meilleure amie, chez qui il s'était réfugié, et d'avoir tenté d’étrangler sa mère.  

Aucune altération du discernement

Une peine conforme aux réquisitions de l'avocat général, Olivier Janson, qui avait, plus tôt dans la journée, requis la perpétuité, sans réclamer toutefois de peine de sûreté (mais la loi prévoit de toutes façons un minimum de 18 ans de prison dans ce cas là). L'avocat de la défense, lui, avait demandé à ce que l'altération du discernement au moment des faits soit retenue, synonyme d'une peine moins lourde. 

La cour d'Assises des Landes qui n'a donc pas retenu l'altération du discernement. Guillaume Dautremont est considéré comme pleinement responsable de ses actes, car il a pris volontairement de la drogue avant le drame. La décision rendue par le cour est on ne peut plus claire : oui, il était bien, au moment des faits, dans une crise psychotique aiguë, mais une crise due à une consommation consciente et volontaire de produits stupéfiants dont il connaissait pleinement les effets. Autrement dit, s'il a vu Elodie et Méloé se transformer en démons ce soir là, et peut-être en est-il en effet persuadé, c'est parce qu'il s'était lui-même mis dans un état tel qu'il pouvait avoir des hallucinations, en s'enfilant des doses massives de drogues de synthèses très puissantes.  Il savait que c'était nocif, que ça lui faisait du mal, qu'il aurait dû se faire soigner, et il n'a rien fait pour briser la spirale infernale dans laquelle il était tombée.   

"La chronique d'un drame annoncé"

Les jurés se sont donc rangés derrière la conviction exprimée plus tôt dans la journée par l'avocat général, Olivier Janson, lors de son réquisitoire : "C'était un drame logique et prévisible, il n'a rien fait pour l'éviter" avait-il dit.

 Une thèse soutenue également par les avocats des  parties civiles : "Cette psychose, vous vous l'êtes inoculée vous-même. Vous connaissiez l'effet des drogues que vous preniez", avait lancé maître Frédéric Dutin à l'accusé. "C'est la chronique d'un drame annoncé."

La plaidoirie de l'avocat de la défense, pourtant très longue, près de 3 heures, n'a donc pas convaincu la cour. Maître Thomas Gachie, qui avait pour lui les conclusions des différents experts psychiatres, a tenté de démontrer qu'il y avait bien altération du discernement au moment des faits, ce qui aurait constitué une circonstance atténuante.

A l'énoncé du verdict, les parties civiles ont laissé éclater leur soulagement et leur satisfaction, après ces 6 jours de procès éprouvant. Guillaume Dautremont, lui, fidèle à son attitude depuis le début du procès, est resté prostré, le dos voûté, le regard vissé au sol, sans manifester la moindre émotion.

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