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Dossier : Double meurtre dans les Cévennes

Double meurtre dans les Cévennes : un homme au profil très dangereux

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gard Lozère, France Bleu

Des armes de guerre, une connaissance parfaite du terrain : le meurtrier présumé des Plantiers, dans les Cévennes, inquiète fortement les enquêteurs.

De gauche à droite, la Préfète du Gard Marie-Françoise Lecaillon, Le patron des gendarmes du Gard, le maire des Plantiers et le Procureur de la République de Nîmes Eric Maurel
De gauche à droite, la Préfète du Gard Marie-Françoise Lecaillon, Le patron des gendarmes du Gard, le maire des Plantiers et le Procureur de la République de Nîmes Eric Maurel © Radio France - Ludovic Labastrou

Adepte de la chasse, passionné des armes : le profil du meurtrier présumé des Plantiers, dans les Cévennes, s'affine. Le procureur de la République de Nîmes Eric Maurel l'a appelé solennellement, ce mercredi, à se rendre pacifiquement. L'homme de 29 ans aurait fui dans la forêt mardi après avoir tué son patron et un collègue d'une scierie implantée dans le village cévenol (Gard). "Je l'appelle à revenir à la raison, à déposer les armes, et à venir s'expliquer sur son passage à l'acte dans le cadre d'une reddition pacifique".  

Une arme longue extrêmement dangereuse ?

L'homme rêvait d'intégrer l'Armée. De devenir tireur d'élite. Il a été recalé à cause de problèmes de santé, de problèmes de vision. Mais il a quand même assouvi sa passion pour les armes. Membre d'un club de tir sportif, il a toutes les autorisations nécessaires. Chez lui, les gendarmes ont retrouvé une douzaine d'armes, et 3.300 munitions de tous calibres.

Dans sa fuite, il pourrait disposer d'au moins deux armes : "une arme de poing et une arme longue". Il aurait un intérêt pour le survivalisme (NDLR : terme qui désigne les activités de certains individus ou groupes d'individus qui se préparent à une catastrophe éventuelle). Il a une "personnalité très particulière, très procédurière", a précisé mardi le procureur d'Alès François Schneider, évoquant "un comportement assez inquiétant de type paranoïaque" depuis quelque temps. Il avait connu des conflits avec l'ancien maire du village. Il est connu du parquet "pour toute une série de plaintes qu’il a déposées dans le cadre de son conflit avec l’ancien maire de la ville. Plusieurs plaintes ont été déposées, classées sans suite. Et il devait faire l’objet de poursuites devant le tribunal correctionnel pour des faits d’atteintes à l’intimité de la vie privée, puisqu’il avait enregistré une audition qui avait été faite par les gendarmes de la brigade locale. À part ça, il n’est pas connu pour des violences, pas connu pour des faits particuliers, mais il avait un comportement assez inquiétant de type paranoïaque".

L'arme de poing pourrait être un SIG Sauer, un pistolet semi-automatique de calibre 9 mm. "En étant extrêmement prudent car je n'ai aucune certitude, ce n'est qu'une hypothèse de travail : il pourrait avoir pris la fuite en étant muni de cette arme de poing et peut-être aussi d'une arme longue, confie Eric Maurel. Et si c'est celle à laquelle on pense, une arme d'une particulière dangerosité. C'est une arme qui a une portée de tir d'environ 300 mètres et qui est particulièrement dévastatrice. Et qui peut être particulièrement précise si elle est munie des appareils de visée qui lui correspondent."

"On est sur un terrain qu'il connaît parfaitement, il y habite. Il en connaît tous les recoins. Il a cet avantage sur nous  évidemment" - Le colonel de gendarmerie Laurent Haas

En revenant chez lui après la fusillade, il se serait équipé comme un chasseur pour "résister au froid et aux intempéries" et se saisir de cette seconde arme, a encore précisé Eric Maurel. Il est "déterminé", "connaît parfaitement"  le terrain, ajoute le colonel de gendarmerie Laurent Haas, reconnaissant qu' "il a cet avantage sur nous".  "Le compartiment de terrain sur lequel nous agissons est très vaste", des montagnes, des "couverts forestiers denses" avec de nombreuses grottes. 

Pour la nuit de mercredi à jeudi, 300 gendarmes restent mobilisés pour passer au peigne fin une zone de 15 km² délimitée par les forces de l'ordre autour du village des Plantiers.

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