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Faits divers – Justice

Double meurtre dans le Loiret : "Des barbares", dénonce la sœur du retraité tué à Châlette-sur-Loing

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Orléans, France Bleu

48 heures après le meurtre de l'infirmière et de l'un de ses patients dans le Montargois, les questions restent nombreuses. Alors que les investigations continuent, la sœur du retraité nous confie sa douleur et son incompréhension. Son frère a été retrouvé mort à son domicile, les mains coupées.

L'infirmière Karine Foucher se rendait trois fois par jour au domicile de Jacques Samson
L'infirmière Karine Foucher se rendait trois fois par jour au domicile de Jacques Samson © Maxppp - Maxppp/La République du Centre

Châlette-sur-Loing, France

"J'ai mal, j'ai la rage" : voilà les premiers mots choisis par Jeanine, une septuagénaire, la petite sœur de Jacques Samson, ce retraité de 84 ans retrouvé mort dans son lit lundi après-midi. La rage, l'incompréhension face à l'horreur.

Lundi, en début de journée, l'aide ménagère qui se rend chez son frère lance l'alerte. Jacques est introuvable. Jeanine se rend alors au domicile de son frère. Elle n'habite qu'à un kilomètre de chez lui, à Châlette. 

Avec l'aide ménagère, on a visité la maison mais on a rien vu. On l'a appelé, "Coco?", "Coco?" Je suis descendue à la cave, je n'ai rien vu. Tout avait été chamboulé dans sa maison. Heureusement que je ne l'ai pas découvert. Jeanine

Les gendarmes sont alors prévenus de cette disparition. Ils arrivent au domicile de Jacques, fouillent le logement. Ils ressortent et annoncent à Jeanine qu'elle ne pourra plus rentrer, sans lui dire que le corps de Jacques a été découvert. Jeannine n'apprendra que mardi, le lendemain, que son frère a été tué chez lui.

Pour moi, à ce moment-là, mon frère était encore vivant ! Je me disais "ils vont le trouver, ils vont le chercher", mais non.

Aujourd'hui, Jeanine espère pouvoir rendre un bel hommage à son frère, espère aussi qu'il n'a pas souffert. L'infirmière, Karine Foucher ("la petite", comme elle la surnomme), elle la connaissait très bien, depuis plusieurs années. L'infirmière libérale, dont le corps a été retrouvé au bord d'une route à Pannes, venait chez son frère tous les jours pour ses piqûres d'insuline.

Ceux qui ont fait ça, ce sont des barbares. Pourquoi lui ont-ils coupé les mains ? Si vous saviez comme j'ai la rage, comme j'ai mal. Il avait encore des années à vivre, mon frère. Ces barbares, il faut les arrêter tout de suite ! 

Suite à ce double meurtre, les investigations se poursuivent. Aucune hypothèse n'est écartée, aucun suspect n'a pour l'heure été interpellé. Les appels se multiplient dans le Montargois pour rendre hommage à Karine et à Jacques. Un rassemblement doit avoir lieu à 18h, ce mercredi, devant le cabinet de Karine Foucher, à Châlette. Une marche blanche est également annoncée samedi à 15h à Ferrières-en-Gâtinais, la commune où elle résidait.

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