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Faits divers – Justice

Double meurtre dans le Loiret : les infirmières réclament davantage de protection

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Par , France Bleu Orléans, France Bleu

Une meilleure collaboration avec les forces de l'ordre, une application mobile, un possible droit de retrait... Après le meurtre de l'infirmière libérale Karine Foucher et de Jacques Samson, l'un de ses patients, l'Ordre des Infirmiers réclame des mesures rapides pour une profession endeuillée.

 Après le double meurtre du Loiret, les infirmiers demandent des mesures, 10.000 ont signalé des faits d'agression en 2018
Après le double meurtre du Loiret, les infirmiers demandent des mesures, 10.000 ont signalé des faits d'agression en 2018 © Maxppp - Stéphane Doussot

Châlette-sur-Loing, France

C'est une profession endeuillée qui lance aujourd'hui un cri d'alerte. Après le double meurtre ce lundi dans le Montargois (une infirmière libérale et l'un de ses patients tués), les infirmiers réclament davantage de sécurité et de protection. Réunis aujourd'hui à Ormes, en banlieue d'Orléans, les responsables nationaux et locaux de l'Ordre des Infirmiers ont avancé toute une série de mesures pour contrer cette violence qu'ils subissent au quotidien. L'an dernier, sur les 700.000 infirmiers partout en France, 10.000 ont signalé des faits d'agression.

A chaque déplacement, nous avons la boule au ventre - Sonia Ferré, présidente du Conseil de l'ordre des infirmiers de Centre-Val de Loire

"Aujourd'hui, les infirmières libérales ne sont absolument pas sécurisées, assure Sonia Ferré, présidente du Conseil de l'Ordre des Infirmiers en Centre-Val de Loire. La violence est de plus en plus présente. A chaque déplacement, nous avons la boule au ventre. Nous exerçons parfois dans des zones de non-droit où même la gendarmerie n'intervient plus. Toutes les infirmières vous le diront, elles ont toutes déjà subies des violences, que ce soit une injure, un geste déplacé ou plus grave. Il faut que cela cesse."

Au niveau régional et national, le Conseil de l'Ordre des Infirmiers met sur la table aujourd'hui plusieurs pistes pour lutter contre cette insécurité :

  • En Centre-Val de Loire, une charte doit être élaborée entre les infirmiers et la gendarmerie afin de rappeler les consignes de sécurité à respecter lors de l'arrivée chez un patient.
  • Une application mobile pourrait être développée. En cas de danger, les infirmières n'auraient qu'à l'activer sur leurs téléphones portables pour prévenir les secours.
  • Un accord avec la police et la justice pour que les plaintes des infirmières soient prises en compte plus rapidement.
  • La mise en place d'un droit de retrait pour une infirmière s'estimant en danger chez un patient.
  • Un allègement des procédures pour qu'une infirmière n'ait plus à suivre un patient dangereux.

La simplification des procédures suite à des signalements de violences est aujourd'hui l'une des priorités pour l'Ordre des infirmiers.  "Ces procédures sont longues, nécessitent l'envoi de recommandés et ne sont pas adaptés aux situations d'urgence, précise Thibault Louvet, responsable de l'Ordre des Infirmiers dans le Loiret et en Eure-et-Loir. Il n'y a pas de réactivité possible dans cette procédure. Si une infirmière ne veut plus être en charge d'un patient violent, elle doit en informer le médecin traitant et l'arrêt des soins peut prendre plusieurs semaines avant qu'une autre infirmière ne soit envoyée et se retrouve dans la même situation. Il est indispensable d’accroître la réactivité des procédures."

Une marche blanche samedi en mémoire des deux victimes

72 heures après le double meurtre de l'infirmière Karine Foucher et de son patient Jacques Samson, les investigations se poursuivent. Aucun suspect n'a pour l'heure été interpellé. S’agit-il d’un cambriolage qui a mal tourné ? “Aucun vol n'a été commis, mais toutes les hypothèses sont ouvertes”, a déclaré le procureur d’Orléans. Selon le scénario reconstitué par les enquêteurs orléanais, l’infirmière n’a pas été tuée au domicile de son patient. Son ou ses agresseurs auraient quitté la maison de Jacques Samson à Châlette-sur-Loing à bord de sa voiture, l’emmenant avec eux. Son 4x4 a été retrouvé à Pannes lundi après-midi. À l’intérieur, des taches de sang ont été découvertes. À quel endroit les coups lui ont été portés ? La question reste à l'heure actuelle sans réponses.

Une marche blanche aura lieu samedi après-midi, à Ferrières-en-Gatinais, pour rendre hommage aux deux victimes.

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