Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Double meurtre dans les Cévennes

Double meurtre dans les Cévennes : "Une opération qui va durer" selon la préfète du Gard

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gard Lozère, France Bleu

Il court toujours : après le double homicide aux Plantiers, dans les Cévennes (Gard), le meurtrier présumé est introuvable. Des renforts supplémentaires de gendarmerie sont attendus dans la soirée.

Eric Maurel, Procureur de la République de Nîmes, Marie-Françoise Lecaillon, Préfète du Gard,, et Philippe Ott, commandant en second de la Région de gendarmerie PACA.d
Eric Maurel, Procureur de la République de Nîmes, Marie-Françoise Lecaillon, Préfète du Gard,, et Philippe Ott, commandant en second de la Région de gendarmerie PACA.d © Radio France - Philippe Thomain

Dans les Cévennes, les recherches se poursuivent ce jeudi soir, alors que Valentin Marcone, le suspect du double meurtre des Plantiers, demeure introuvable depuis 48 heures. La préfète du Gard estime être "dans une opération qui doit durer". "Les moyens sont à la même hauteur qu'hier et avant-hier, voire commencent même à être augmentés", déclare d'ailleurs Marie-Françoise Lecaillon. "Il est toujours armé de pistolets automatiques", explique pour sa part le général Philippe Ott, commandant en second de la région de gendarmerie PACA. "Il pourrait nous attendre sur son terrain".

La zone de recherche est toujours d'environ quinze kilomètres carrés.

"Nous sommes convaincus qu'il n'est pas très loin", le général Philippe Ott, commandant en second de la Région de gendarmerie PACA

Les gendarmes ont reçu de nombreux témoignages, au total une cinquantaine d'appels. À chaque renseignement, des levées de doute. "Personne n'a rien vu de palpable", selon Philippe Ott, avant d'ajouter : "À ce stade, aucun indice ne nous permet de prioriser une hypothèse plus qu'une autre".

Cinquante militaires supplémentaires

Une cinquantaine de gendarmes supplémentaires arrivent en renfort : un escadron de gendarmerie mobile et un groupe tactique. Au total, ce sont désormais 350 militaires qui sont mobilisés pour quadriller le secteur. "Cet individu s'entraînait très régulièrement au tir, au tir de longue portée, rappelle Philippe Ott. Il a voulu par le passé être tireur d'élite. C'est un solitaire qui n'a que très peu d'amis. Il a peut-être positionné dix postes de combat, il a beaucoup de sacs de sable à son domicile. Il pourrait potentiellement nous attendre sur son terrain, qu'il connaît parfaitement bien." Les gendarmes ne pensent pas qu'il ait un complice. "Il a laissé son téléphone portable chez lui (..) c'est un très faible utilisateur de la téléphonie".

Ce sont de "longues journées dans un décor extrêmement complexe", concède le général. "Les chiens tracent, nous amènent à un endroit, et le perdent. On recommencera jusqu'à ce qu'on y arrive", promet-il. "Clairement, on va le chercher, le plus gros des forces engagées sont dans des chemins escarpés, des vallons, dans une nature totalement isolée."

"On n'a aucun signe de lui depuis trois jours", Général Philippe Ott, commandant en second de la Région de gendarmerie PACA

Le message du père est diffusé par mégaphone dans la forêt. "J'ai la garantie qu'il n'y aura pas feu si tu te rends maintenant, mon fils fais-moi confiance" : dans un vibrant message audio, le père de l'auteur du double meurtre dans les Cévennes a en effet appelé le fugitif à se rendre. "Valentin, c'est papa, je t'aime, on t'aime, (...) nous sommes tous avec toi, bisous, papa", a lancé Frédéric Marcone, dans un message transmis via la gendarmerie.

Quelques heures plus tôt, jeudi matin, les gendarmes qui ratissent le secteur pour retrouver Valentin Marcone avaient lancé un appel à témoins pour tenter de le débusquer, décrivant un homme de "type européen, 1,70 m, treillis vert et veste de camouflage, considéré comme dangereux".

"Apte à la survie en milieu hostile"

Eric Maurel, le procureur de la République de Nîmes, modère le mot "survivaliste" parfois utilisé pour qualifier le fuyard : "C'est un homme apte à la survie en milieu hostile. C'est un chasseur. On n'a retrouvé aucun stage de survivalisme dans ses documents. L'un des enquêteurs rapporte même qu'il lui arrive de se perdre dans ses randonnées en montagne". Depuis quelques jours en revanche, il aurait changé de comportement. Il venait au travail "avec un gilet pare-balles". Ce pourraient être des "prémices de son passage à l'acte". Des amitiés, ou des soutiens ? "Personne ne peut l'exclure".

Toutes les hypothèses restent étudiées. "C'est un homme habitué à marcher, à aller dans les milieux hostiles". 

Les tirs entendus dans la journée dans le secteur de Saint-André-de-Valborgne ? "Rien ne vient démontrer qu'il s'agit de l'usage d'une arme à feu".

"On a retrouvé des photographies de personnes qui ont des fonctions institutionnelles, précise encore Eric Maurel. Ces personnes en ont été immédiatement avisées".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess