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Dossier : Double meurtre dans les Cévennes

Double meurtre dans les Cévennes : les habitants de Moussac, où a grandi le suspect, sont choqués

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Par , France Bleu Gard Lozère, France Bleu

Le suspect du double meurtre survenu mardi aux Plantiers, dans les Cévennes, a grandi à Moussac. Dans la commune, les habitants sont stupéfaits. Ils parlent d'un enfant renfermé et serviable, avec un goût pour la nature.

Dans les ruelles de Moussac, les habitants sont choqués en apprenant que le suspect a grandi au village.
Dans les ruelles de Moussac, les habitants sont choqués en apprenant que le suspect a grandi au village. © Radio France - Lise Roos-Weil

En ce jour férié, les ruelles de Moussac sont vides. Sur la placette, en face de l'ancienne mairie, les quelques habitants réunis commencent à parler de la nouvelle : l'homme recherché depuis 48 heures, suspecté d'être l'auteur du double meurtre de son patron et d'un de ses collègues de la scierie des Plantiers, n'est autre que Valentin Marcone. Un enfant du village, qui a grandi à Moussac (Gard) jusqu'à la fin de l'adolescence.

Depuis ce jeudi matin, sa photo circule sur tous les réseaux, les gendarmes ont lancé un appel à témoin. Dans la commune de 1.500 habitants, c'est la stupeur. Les voisins n'en reviennent pas. "Je suis choqué, je n'y crois pas", réagit l'un d'eux, qui a vu grandir l'enfant et qui connait surtout ses parents, toujours installés à Moussac.

C'était un enfant timide, renfermé.

Marie-Thérèse Clavel, institutrice à la retraite, a connu Valentin Marcone. Un élève "timide, renfermé, serviable".
Marie-Thérèse Clavel, institutrice à la retraite, a connu Valentin Marcone. Un élève "timide, renfermé, serviable". © Radio France - Lise Roos-Weil

"C'était un enfant timide, renfermé", raconte une habitante, installée sur la place, en face du café. Des voisins se remémorent des fêtes d'anniversaire ou d'Halloween partagées avec les enfants. "C'est une famille sans histoire, simple", assure un autre. Marie-Thérèse Clavel, institutrice du village à la retraite, décrit un élève renfermé, effacé mais sérieux à l'école, studieux.

"Je n'aurais jamais pu imaginer qu'il soit l'auteur d'une chose pareille, je n'y crois pas, depuis hier je pense à ça", réagit-elle, en regardant la photo de classe. A quelques pâtés de maisons, Ida, 82 ans, est la voisine d'en face de la famille du suspect. Elle l'a vu grandir. "Il aimait la nature, les motos, décrit-elle d'une voix hésistante. Il était serviable. Il y a quelque chose qui a disjoncté, c'est pas possible."

Un divorce des parents difficile

Après une expérience à l'usine Haribo, il intègre la scierie des Plantiers dans les Cévennes. "Son père m'a raconté qu'il était heureux là-bas, dans son élément, poursuit l'institutrice, choquée par la nouvelle. Il a fondé une famille, il avait l'air bien." Tous les habitants ont du mal à croire qu'une chose pareille puisse arriver à un enfant du village.

Plusieurs confient que le divorce de ses parents, survenu il y a plusieurs années, avait été difficile. "Il l'a sûrement mal vécu", s'interrogent certains. Tout le monde connaît son père, infirmier libéral, qui a l'habitude de soigner des habitants du village. "Il a aussi un goût pour les armes, il l'a sûrement transmis à son fils", rapporte une habitante.Tout le monde s'interroge : comment ce gamin si tranquille, a fini, une fois adulte, et lui même père de famille, par "disjoncter"

Dans la grande maison familiale, les proches du suspect se replient, toute la journée, derrière des rideaux tirés.

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