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Dossier : Double meurtre dans les Cévennes

Double meurtre dans les Cévennes : Valentin Marcone mis en examen pour "assassinats"

- Mis à jour le -
Par , , , France Bleu Gard Lozère, France Bleu

Valentin Marcone, le principal suspect dans l'enquête sur le double meurtre perpétré le 11 mai dans le village des Plantiers, dans les Cévennes (Gard), a été mis en examen pour "assassinats" ce dimanche, a annoncé le procureur de la République de Nîmes. Il a été placé en détention provisoire.

Le commandant Michel de la gendarmerie et le procureur de la République de Nîmes.
Le commandant Michel de la gendarmerie et le procureur de la République de Nîmes. © Radio France - Grégory Jullian

Le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel, a annoncé ce dimanche 16 mai la mise en examen pour "assassinats" de Valentin Marcone, suspecté du double meurtre commis mardi dans le village des Plantiers, dans les Cévennes. 

Après quatre jours de traque, recherché par 350 gendarmes, Valentin Marcone s'est rendu vendredi soir. Le jeune homme de 29 ans a été placé en garde à vue et a avoué le double crime immédiatement. Il était "calme et cohérent", a décrit Eric Maurel lors d'une conférence de presse. Il n'exprime "pas de regrets" en tant que tels, a ajouté le commandant de gendarmerie Michel, patron de la section de recherches. Il a refusé l'assistance d'un avocat.

Selon le procureur, Valentin Marcone a ensuite "gardé le silence devant le juge d'instruction". Il a été placé en détention provisoire.

Des "éléments multiples" à l'appui de la préméditation

De nombreux détails dans le déroulé des faits conduisent la justice à retenir la préméditation et donc la qualification d'assassinat, passible de la réclusion criminelle à perpétuité

D'après le récit fait aux enquêteurs, Valentin Marcone s'est rendu à son travail le 11 mai , muni d’une arme "approvisionnée", peut-être même prête à titrer, avec une munition dans la chambre. Il raconte qu’il a eu une altercation avec son patron et un autre employé - les deux victimes - sur le paiement d’heures supplémentaires. Un problème "qui le taraudait" depuis un certain temps selon le procureur.

Valentin Marcone aurait eu un échange rapide avec les victimes, puis il se serait déplacé dans la scierie, il aurait ouvert deux vêtements en-dessous desquels son arme était cachée et il aurait ouvert le feu. Un processus long qui plaide encore en faveur de la préméditation. Valentin Marcone a ouvert le feu sur les victimes à trois ou quatre reprises.

Un gilet pare-balles pour aller au travail depuis près de trois ans

Sur le profil du suspect, le procureur de la République rejette le terme précis de "paranoïaque" mais estime que Valentin Marcone était quelqu'un "qui avait peur", peur apparemment de certains habitants du village avec lesquels il se considérait "en conflit"

Pour se protéger et protéger sa famille, il portait un gilet pare-balles pour aller à son travail "depuis près trois ans" et "une arme sous ses vêtements depuis plusieurs mois". Il avait installé autour de son domicile un système de vidéoprotection, qui a d'ailleurs été utile aux enquêteurs pour comprendre les conditions de sa fuite.

Toutes les armes n'ont pas encore été retrouvées

Valentin Marcone était parti avec deux armes et s'en est débarrassé très rapidement en forêt, d'après les premiers éléments de l'enquête. Une arme de poing, soigneusement dissimulée dans un arbre, a été découverte par les enquêteurs. Elle pourrait correspondre à l'arme du crime, sous réserve des analyses balistiques. L'autre n'a pas encore été retrouvée, mais seulement des éléments. Il s'agit d'une carabine de chasse de calibre 308, transformée pour permettre des tirs à longue distance. 

Les déplacements du suspect au cours des quatre jours de cavale ont notamment pu lui permettre de jeter ses armes, explique le commandant Bertrand Michel, parce qu'"il ne voulait pas faire du mal aux gendarmes". Le jeune homme aurait "mis en pièce" sa carabine et jeté les morceaux au niveau d'une barre rocheuse.

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Valentin Marcone se serait ensuite caché dans un trou de sanglier qu'il aurait aménagé à mains nues. Il y serait resté terré "de longues heures" décrit encore le patron de la section de recherche de la gendarmerie.

Au cours de la conférence de presse, le procureur Maurel a précisé que l'alerte auprès de la gendarmerie avait été donnée, peu après le drame par "des membres de la famille" du suspect.

Les victimes du Plantier sont Luc Teissonnière, 55 ans, le patron de la scierie qui employait Valentin Marcone, et Martial Guerin, 32 ans, un salarié. Le maire des Plantiers, Bernard Mounier, leur a rendu un nouvel hommage samedi en espérant reconstruire moralement son village traumatisé par le crime et la traque du suspect.

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