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Faits divers – Justice DOSSIER : Francis Heaulme jugé pour le double-crime de Montigny-lès-Metz

Double meurtre de Montigny les Metz : plongée dans le parcours chaotique de Francis Heaulme

mercredi 5 décembre 2018 à 12:31 - Mis à jour le mercredi 5 décembre 2018 à 17:57 Par Rachel Noël et Cécile Soulé, France Bleu, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine

Au deuxième jour d’audience au procès de Francis Heaulme, la la cour d’assises de Versailles s'est plongée dans le parcours de Francis Heaulme. Sa sœur Christine est venue clamer son innocence. Le routard du crime nie toujours être l’auteur du double meurtre de Montigny les Metz.

La personnalité de Francis Heaulme examinée au 2ème du jour de son procès pour le double meurtre de Montigny-lès-Metz
La personnalité de Francis Heaulme examinée au 2ème du jour de son procès pour le double meurtre de Montigny-lès-Metz © Radio France - Cécile Soulé

Montigny-lès-Metz, France

Au deuxième jour d’audience du procès de Francis Heaulme devant la cour d’assises de Versailles, le parcours de Francis Heaulme a été passé à la moulinette. La cour est revenue sur son enfance, mais aussi sur le début de l'errance du routard du crime. Ses proches, et notamment sa soeur Christine ont décrit le parcours chaotique de Francis Heaulme jusqu'à son arrestation.

Le routard du crime nie toujours être l’auteur du double meurtre de Montigny les Metz. Francis Heaulme comparaît jusqu'au 21 décembre, devant la cour d'appel de Versailles pour le meurtre d'Alexandre Beining et Cyril Beckrich en 1986 à Montigny-lès-Metz en Moselle

Une enfance de misère

Cheveux coupés courts, visage fin et grandes lunettes, la ressemblance entre la femme de 52 ans et Francis Heaulme est frappante. Christine Heaulme explique énergiquement  «Je sais que mon frère est innocent, il faut le croire. On a beaucoup parlé ces derniers temps quand je suis allé le voir en prison».

Elle raconte leur enfance malheureuse, avec un père violent souvent absent et qui buvait. Les détails sont durs à entendre. "Mon frère se mutilait parfois avec des bouts de verre, quand mon père frappait ma mère».

Elle raconte aussi froidement comment son père qui était ivre, l’a violé un soir après le décès de sa mère en 1984.

La cassure après la mort de sa mère 

Elle n’a pas vu Francis Heaulme changer après le décès de sa mère en 1984, mais explique aussi la fracture de ce moment dans la vie de son frère : « Sa maman c’était tout pour mon frère. Quand elle est morte ça a été un grand vide pour lui ». Francis Heaulme a commis son premier meurtre 20 jours après ce décès.

Christine redit à la cour qu'elle croit en l'innocence de son frère. Elle sera toujours là pour lui.

Christine assure que son frère lui dit toujours la vérité. Il lui a pourtant menti sur le premier meurtre en 1992 à Brest. Elle reconnait quand même que le seul meurtre qu’il lui a avoué, c’est celui d’une jeune femme près de Reims en 1989.

Le début de l'errance

Quand son père se remet en ménage, et que sa sœur part vivre chez son compagnon, Francis Heaulme est livré à lui-même dans l’appartement familial. Le responsable de la communauté Emmaüs de Peltre, où le tueur en série séjourne dans les années 1987/1988 raconte aussi ses automutilations et ses crises de folies où il fallait être à plusieurs pour le maîtriser.

Durant ces années-là, Francis Heaulme a travaillé dans de nombreuses entreprises de BTP avant d’être licencié à cause de ses problèmes d’alcool. Il a aussi été hospitalisé à plus de 80 reprises un peu partout en France.