Faits divers – Justice DOSSIER : Le double meurtre de Montigny-lès-Metz : 30 ans de rebondissements judiciaires

Double meurtre de Montigny-les-Metz : Francis Heaulme sera jugé du 24 avril au 18 mai

Par France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu lundi 16 janvier 2017 à 12:20

Françis Heaulme, en 2004.
Françis Heaulme, en 2004. © Maxppp - Alexandre Marchi

La cour d'assises de la Moselle a annoncé ce lundi les dates du procès Heaulme pour le double meurtre de Montigny-les-Metz. Françis Heaulme sera jugé seul pour la mort de deux enfants - Cyril et Alexandre - tués à coups de pierre en 1986. Il s'agit du cinquième procès pour cette affaire hors norme.

Le cinquième procès de l'affaire du double meurtre de Montigny-les-Metz se tiendra du 24 avril au 18 mai 2017, a annoncé ce lundi la cour d'assises de la Moselle. Au printemps 2014, le premier procès de Francis Heaulme, déjà condamné deux fois à perpétuité pour neuf meurtres, avait été suspendu après des témoignages de dernière minute susceptibles de mettre en cause un autre homme, Henri Leclaire.

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Mais, le 10 janvier, la Cour de cassation a mis hors de cause Henri Leclaire, un ancien manutentionnaire qui travaillait non loin du talus SNCF sur lequel les deux garçons de 8 ans ont été retrouvés le crâne enfoncé à coups de pierre le 28 septembre 1986. Francis Heaulme comparaitra donc seul devant la cour d'assises. Francis Heaulme sera donc jugé seul, pendant trois semaines, par la cour d'assises de la Moselle, pour cette affaire qui connaîtra peut-être son épilogue judiciaire plus de trente ans après les faits.

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Quelques semaines après les meurtres d'Alexandre Beckrich et Cyril Beining, un adolescent de 16 ans, Patrick Dils, avait avoué, avant de se rétracter. Premier mineur condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, il fut, en 2001, l'un des rares condamné en France à bénéficier d'une procédure de révision, qui aboutit à son acquittement. La présence de Francis Heaulme à proximité du lieu du crime le jour du meurtre avait été un élément clef de cet acquittement, qui relança près de quinze ans de procédure.