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Dossier : Francis Heaulme jugé pour le double-crime de Montigny-lès-Metz

VIDÉOS - Double meurtre de Montigny-lès-Metz : les clés pour comprendre le procès Heaulme

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine, France Bleu
Montigny-lès-Metz, France

Le cinquième procès du double meurtre de Montigny-lès-Metz débute ce mardi avec dans le box des accusés, le tueur en série Francis Heaulme. La journaliste Rachel Noël qui suit le dossier pour Radio France et France Bleu depuis 2001 nous résume trente ans d'errement judiciaire en cinq vidéos.

Francis Heaulme en novembre 2004, alors témoin dans un autre procès, l'affaire Haderer.
Francis Heaulme en novembre 2004, alors témoin dans un autre procès, l'affaire Haderer. © Maxppp - Alexandre Marchi

Une affaire hors norme, un accusé - Francis Heaulme - qui ne l'est pas moins, le double meurtre de Montigny-lès-Metz constitue un feuilleton judiciaire unique, qui après trente ans, n'a toujours pas livré son coupable. Quand, en 2001, la journaliste Rachel Noël, s'intéresse à ce dossier, c'est au moment où Francis Heaulme entre dans le viseur des enquêteurs. Les gendarmes découvrent qu'au moment des faits, en 1986, le "routard du crime" travaillait à seulement 400 mètres de la scène de crime où Cyril Beining et Alexandre Beckrich, deux enfants de 8 ans, sont retrouvés morts. Pourquoi Francis Heaulme est-il jugé seulement maintenant? Qu'a fait la justice pendant plus de trente ans? Les explications de Rachel Noël.

1/ Le 28 septembre 1986, en fin d'après-midi, à Montigny-lès-Metz, en Moselle

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Ce jour-là, Cyril et Alexandre jouaient rue de Vénizelos. Beaucoup de passants les ont vus, mais après 17h15, plus personne n'entend parler d'eux. Les parents s'inquiètent. Des recherches sont organisées. La mère de Cyril cherche du côté de la Moselle. Le grand-père d'Alexandre du côté du talus. Car en bas du talus, on retrouve les deux vélos des enfants.

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. © Visactu

A 19h50, les deux corps sont retrouvés sur le talus, le long de la voix ferré. Ils ont le crâne fracassé à coups de pierres. Une image insoutenable pour ceux qui découvrent les corps, dont le grand-père d'Alexandre. Quatre pierres et une cordelette sont retrouvées. L'un des enfants a le pantalon baissé. Le thermomètre du médecin légiste qui se rend sur place est cassé. Il estime donc l'heure de la mort à moins de trois heures. C'est le premier couac de cette enquête, qui pèsera lourd.

2 / La condamnation de Patrick Dils en 1989

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Des centaines de témoins vont être interrogés. Deux personnes vont même avouer, dont Henri Leclaire, mais ça ne colle pas avec les faits. Après sept mois d'enquête, un témoignage va tout changer. Celui d'une riveraine de la rue de Pont-à-Mousson, qui dit avoir entendu les enfants pleurer vers 18h45. A cette heure, Patrick Dils était rentré. Il aurait donc eu quelques minutes pour tuer les enfants. Patrick Dils, un garçon de 16 ans à l'époque, avoue. Il est condamné en 1989, et clame son innocence durant plus de dix ans.

3 / L'entrée en scène de Francis Heaulme en 2001

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Le dossier va faire un bond en 1997 quand le gendarme Abgrall fait une déclaration étonnante : Francis Heaulme lui aurait fait un croquis des lieux du crime. Une nouvelle enquête des gendarmes révèle que Heaulme travaillait à 400 mètres du lieu du crime. Du coup, la révision du procès est ordonnée, mais contre toute attente, Patrick Dils est condamné, une seconde fois en 2001.

Au lendemain de ce jugement, deux nouveaux témoins se manifestent, quinze ans après les faits : des pêcheurs qui disent avoir rencontré Francis Heaume, le jour du meurtre le visage ensanglanté. Un an après, en 2002, Patrick Dils est acquitté. Il faut attendre quatre ans pour que Francis Heaulme soit entendu par le juge. Et cinq années de plus pour qu'en mars 2013, la chambre de l'instruction décide de renvoyer Francis Heaulme devant les assises.

4 / Le troisième homme, Henri Leclaire

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Avant même que l'audience ne débute, il y a un nouveau rebondissement. En mars 2014, deux nouveaux témoins mettent en cause un autre homme : Henri Leclaire. Le témoin qui fait tout vaciller se nomme Christine Blindauer. Devant la cour, elle raconte comment dans sa cuisine, deux ans auparavant, Leclaire lui a mimé la scène du talus. Le second témoin est moins convaincant, c'est un cheminot à la retraite qui a vu Leclaire marchant le long de la voie ferrée. Et là, Heaulme raconte. Il a vu les enfants, il est monté sur le talus. Il y avait des branches partout, c'était presque impossible de monter. Il a vu Henri Leclaire, son tee-shirt était taché de sang. Il était 17h40.

Petit à petit, le procès Heaulme devient le procès Leclaire. Le procès s'arrête, et un nouveau supplément d'information est ordonné. En juillet 2016, la chambre de l'instruction décide de ne pas poursuivre Henri Leclaire. Pour elle, le lien entre Leclaire et Heaulme, n'existe pas.

5 / Un cinquième procès pour quoi ?

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Sur le banc des accusés, il n'y a plus aujourd'hui qu'un prévenu : le tueur en série Francis Heaulme. Pourtant, l'ombre de deux autres personnes planent toujours sur le dossier. Pour Jean -Claude Beining, le papa de Cyril, impossible d'oublier les aveux de Patrick Dils, malgré l'acquittement il y a plus de quinze ans. Pour Chantal Beining, l'absent, c'est Henri Leclaire, celui pour qui on a arrêté le procès au bout de deux jours en 2014.

En trois ans, Henri Leclaire a été mis en accusation avant de bénéficier d'un non-lieu. Il ne sera que témoin au procès. Le cinquième pour les familles, celui de trop pour Dominique Rondu, l'avocat de la grand-mère de Cyril, Ginette Beckrich. Trente ans après, elles n'attendent plus grand chose de ce procès. Seul un coup de théâtre pourrait tout relancer.

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