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Faits divers – Justice DOSSIER : L'incendie de Gabian

Plusieurs gardes à vue dans l'enquête sur l'incendie mortel de Gabian

mardi 12 juin 2018 à 3:52 Par Pascale Viktory, France Bleu Hérault et France Bleu

Deux ans après l'incendie de Gabian (Hérault) au cours duquel un jeune pompier est mort et trois autres ont été grièvement brûlés, une douzaine de pompiers a été convoquée par les gendarmes pour être entendus sous le régime de la garde à vue.

l'incendie de Gabian , aôut 2016
l'incendie de Gabian , aôut 2016 © Maxppp - MICHAEL ESDOURRUBAIL

Gabian, France

Ce sont les première gardes à vue après l'incendie du 10 août 2016 à Gabian entre Pézenas et Bédarieux, ce violent incendie au cours duquel quatre pompiers ont été grièvement brûlés, l'un d'eux, Jeremy Beier, âgé de 24 ans, est mort un mois après. Ces pompiers s’étaient retrouvés piégés au cœur de l'incendie dans leur camion et en étaient sortis.

Trois enquêtes avaient été lancées, celle du CHSCT du SDIS de l'Hérault , celle de la Sécurité civile du ministère de l’Intérieur et donc une enquête judiciaire ouverte par le parquet de Béziers pour "homicide involontaire" et "blessures involontaires" à la suite de la plainte contre X déposée par les familles des victimes.

Les 11 pompiers, professionnels et volontaires, vont être entendus par les gendarmes de la Section de recherche de Montpellier en charge de l'enquête et placés sous le régime de la garde à vue.  Ils font partie à des degrés divers de la chaîne de commandement du SDIS 34  qui a géré le feu de Gabian, du chef  de groupe au plus haut gradé : on ne sait pas si le colonel Risdorfer, patron des pompiers de l’Hérault à l'époque, en fait partie.  

Des dysfonctionnements dans la transmission des ordres ?

Jusqu'à présent, il n y avait eu que des auditions de témoins et pas de garde à vue, des documents avaient été saisis.  Il s'agit de déterminer s'il y a eu des dysfonctionnements matériels mais surtout humains dans les prises de décision et dans les transmissions d'ordre par radio. 

Les familles des victimes avaient été choquées par les résultats de l'enquête du CHSCT du service départemental d'incendie et de secours de l'Hérault (SDIS) dévoilés, un an après le drame, qui avaient certes pointé des dysfonctionnements du matériel, du système d'autoprotection, l'arrosage extérieur du camion qui permet de faire baisser la température à l'intérieur qui s'est arrêté, mais qui relevaient que les quatre pompiers s'étaient exposés en sortant du camion. "Consternant et inadmissible", avait réagi a l'époque Maître Luc Abratkiewicz, l'avocat des familles des pompiers.

Dans la soirée de lundi, le SDIS 34 a publié un communiqué dans lequel il rappelle les règles de "la présomption d'innocence" et précise que "cette convocation va permettre de recueillir et de préciser les faits qui se sont déroulés lors de ce dramatique incendie qui a une nouvelle fois meurtri le département de l'Hérault suite au décès en service commandé de Jérémy Beier, et brûlé grièvement trois sapeurs pompiers. Elle intervient également après la remise aux autorités judiciaires du rapport d'enquête accident de la Direction générale de la Sécurité civile et de gestion des crises. S’agissant des personnels qui ont été convoqués par les enquêteurs, ils bénéficieront de la protection fonctionnelle et l’administration apportera l’assistance juridique nécessaire pour que les agents puissent disposer de leur droit lors des différentes auditions".