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Faits divers – Justice DOSSIER : Kévin et Sofiane, tués pour un simple regard

Drame d'Échirolles : la cour d'assises de Grenoble se prononcera mardi sur la levée du huis clos

lundi 2 novembre 2015 à 20:33 Par Denis Souilla, France Bleu Isère

La cour d'assises des mineurs de Grenoble dira mardi à 9h si elle autorise la levée du huis clos dans le procès des meurtriers de Kevin et Sofiane, morts à 21 ans, lynchés dans un parc d'Échirolles en septembre 2012. Les débats se sont ouverts lundi avec douze hommes accusés d'homicide volontaire.

Témoins, accusés, familles et public avant l'audience. (02 novembre 2015)
Témoins, accusés, familles et public avant l'audience. (02 novembre 2015) © Radio France - Denis Souilla

Grenoble, France

Le président de la cour d'assises des mineurs dira ce mardi à 9h si le huis clos est confirmé ou levé, totalement, partiellement, dans les débats du procès des meurtriers de Kevin et Sofiane, morts le 28 septembre 2012, lynchés lors d'une expédition punitive à Échirolles. Le procès a débuté lundi en début d'après-midi au palais de justice de Grenoble, devant la cour d'assises des mineurs puisque deux des douze accusés étaient mineurs le jour de la rixe. Tous se présentent désormais majeurs devant les jurés, âgés de 19 à 24 ans, et sont poursuivis pour les "homicides volontaires" de Kévin Noubissi et de Sofiane Tadbirt.

Deux avocats de la défense demandent un procès public

L'enjeu de la première journée de ce procès, qui doit durer six semaines, était de savoir si le public et les journalistes pourront ou non assister aux débats, savoir si les audiences seront publiques ou partiellement. La question est posée alors que l'affaire est jugée devant une cour d'assises des mineurs, certains accusés avaient en effet moins de 18 ans lors de la bagarre du 28 septembre 2012. La règle formelle qui s'impose est le huis clos, douze des quatorze avocats de la défense vont dans ce sens. De leur côté, Me Bernard Ripert et Me Ronald Gallo demandent une publicité des débats. "Je défends un client qui n'a rien et qui est renvoyé (devant les assises) sans que personne le sache" explique Me Gallo. L'avocat grenoblois, qui défend Berat Borklu, continue : "mon client est renvoyé pour un meurtre, il n'a rien fait, je veux que le public, et notamment la presse, puisse le dire".

Ronald Gallo, avocat de la défense, souhaite des débats publics.

Les parties civiles redoutent le huis clos

Me Kayana Mavong et Me Francis Szpiner, avocats des familles de Sofiane et Kévin étaient présents lundi au premier jour des débats. Francis Szpiner, qui défend la levée du huis clos, attend la décision du Tribunal mardi matin. "La cour prend son temps, ce n'est jamais mauvaise chose". L'avocat parisien exprime néanmoins un certain pessimisme : "les accusés, dans leur majorité, ont demandé un procès à huis clos (...). Ce que je regrette et ce qui me surprend c'est que le ministère public ait joint sa voix à la voix des accusés et que les raisons qu'il a donné pour refuser le huis clos ne nous semblent pas pertinentes et même inquiétantes. Il a été mis en avant la police de l'audience comme si la Justice n'arriverait pas à gérer un problème de procès public alors que je rappelle que la majorité des accusés étaient majeurs au moment des faits -dix sur douze- et qu'ils sont tous majeurs aujourd'hui."

Francis Spiner : le ministère public demande le huis clos pour assurer le calme

Me Manivong et Me Szpiner lors du premier jour de débat. - Radio France
Me Manivong et Me Szpiner lors du premier jour de débat. © Radio France - Denis Souilla

Ce que les familles ont dans le cœur, on n'a pas pu le dire au président. Le huis clos dans le football, c'est une sanction, c'est une punition"

▬ Steven Noubissi, frère de Kevin

Steven Noubissi : "on a besoin de ce huis clos"