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Faits divers – Justice DOSSIER : Kévin et Sofiane, tués pour un simple regard

Drame d'Échirolles : les examens de personnalités se poursuivent au troisième jour de procès

mercredi 4 novembre 2015 à 17:35 Par Denis Souilla, France Bleu Isère

Au troisième jour du procès à huis clos des meurtriers présumés de Kevin et Sofiane devant la cour d'assises de l'Isère, les débats ont continué au palais de Justice avec l'examen des personnalités des accusés.

L'entrée de la cour d'assises de l'Isère.
L'entrée de la cour d'assises de l'Isère. © Radio France - Denis Souilla

Grenoble, France

Le procès à huis clos des meurtriers présumés de Kevin et Sofiane a repris ce mercredi à Grenoble devant la cour d'assises des mineurs de l'Isère. Les deux jeunes ont été tués, lynchés lors d'un guet-apens à Échirolles le 28 septembre 2012. Douze hommes accusés d'homicide volontaire comparaissent depuis le 2 novembre et durant six semaines. Au troisième jour d'audience, une affaire dans l'affaire est venue agiter les familles et avocats, une histoire de photos publiées sur Facebook. Ces clichés provocateurs mettraient en scène trois accusés écroués. Le sujet n'a pas été explicitement évoqué lors des débats où l'examen des personnalités a continué avec l'intervention de psychiatres et psychologues à la barre. 

"Avaient-ils une personnalité pour mener une bande ?"

Ce mercredi, l'examen des personnalités de douze accusés s'est poursuivi. "Le calendrier prévisionnel est respecté", assure le Parquet général. Onze jours d'études, d'interventions d'experts sont annoncés. Au troisième jour de débats à huis clos, la presse ne peut rendre compte du procès que via les propos d'avocats, de parties civiles ou de points de communication du Parquet général.

Parmi les questions posées ce mercredi matin à un psychologue : "les frères Camara (Youssef est accusé écroué, Ibrahim est accusé libre, ndlr) avaient-ils une personnalité pour mener la bande ?"  Derrière cette interrogation, c'est bien la question de la responsabilité de chacun qui est posée. Depuis le début de l'instruction, la plupart des accusés nient ou se renvoient la responsabilité des coups mortels, la participation directe ou indirecte à la rixe du 28 septembre 2012 au parc Maurice-Thorez en septembre 2012. Ce mercredi, des parties civiles détaillent des propos qui leur ont glacé le sang la veille, les propos d'un accusé : "je reconnais les avoir tués mais de les avoir tué en groupe". Or, le code pénal ne prévoit pas de responsabilité collective.

Me Joëlle Vernay l'explique à la presse, ses clients reconnaissent certains faits. L'avocate grenobloise représente Denis Cetin et Ulas Cetin, deux frères accusés et écroués : "comme toujours Ulas conteste absolument et Denis reconnaît ce qu'il a fait. Denis reconnaît qu'il était là, qu'il avait une arme à  grenaille, il a reconnu qu'il avait reçu un coup, qu'il s'était battu, il a reconnu ce qu'il a fait, il va reconnaître son rôle. Il s'est toujours excusé, il en malade..." _ "Non, c'est faux! C'est faux, il ne s'est pas excusé"_,  s'exclament des parties civiles. Le huis clos, ce sont donc aussi ces propos rapportés, parole contre parole, difficile pour la presse d'avérer tout cela.

Me Joëlle Vernay : 'mon client s'est excusé"