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Drame de la maternité d'Orthez : le parcours chaotique d'Helga Wauters

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Par , France Bleu Béarn Bigorre, France Bleu

Le procès de l'anesthésiste doit se tenir dans moins de deux mois. L'ordonnance qui la renvoie devant le tribunal correctionnel précise le parcours professionnel chaotique de celle qui doit répondre de la mort d'une jeune mère lors de son accouchement à Orthez en novembre 2014.

Helga Wauters dans les couloirs du palais de justice de Pau
Helga Wauters dans les couloirs du palais de justice de Pau - Maxppp

Le tribunal correctionnel de Pau se prépare à juger Helga Wauters, 50 ans, de nationalité belge, pour homicide involontaire. Dans la soirée du 26 septembre 2014, Xynthia, une jeune femme de 28 ans, de nationalité anglaise mais vivant à Ustaritz est morte dans le bloc opératoire de la maternité d'Orthez après une césarienne sous anesthésie générale. 

Après une instruction qui a duré cinq ans, l'anesthésiste est la seule à répondre de la mort de cette patiente. Helga Wauters était ivre ce soir-là. Elle a mal intubé Xynthia, et a multiplié les erreurs par la suite. L'ordonnance de son renvoi devant le tribunal correctionnel raconte son passé professionnel chaotique en Belgique. Son alcoolisme chronique l'a poussée à une démission et deux licenciements pour fautes graves, en moins de quatre ans.

Trois hôpitaux, trois cures de désintoxication

C'est une rupture sentimentale qui va la conduire à boire et à s'isoler à partir de 2005. Elle travaille depuis 1999 au sein de l'hôpital Bracops à Bruxelles. Elle fait une première cure de désintoxication dans un hôpital psychiatrique en 2009. Une deuxième en 2010, mais elle ne peut plus travailler et démissionne. Elle est embauchée en décembre 2012, à l’hôpital de Haute Senne à Soignies. 

Une première fois, alors qu'elle est ivre il faut la remplacer dans le bloc. Et puis en février 2013, elle est appelée pour une césarienne, elle arrive titubante en se tenant à la rampe. Elle est licenciée tout de suite. Elle fait une troisième cure pendant l'été et trouve une place à l’hôpital de Saint Vith. Elle est surveillée et doit se soumettre à des contrôles d'alcoolémie réguliers. Mais un jour, elle rate à deux reprises une péridurale. Elle est priée de sortir de la salle. Elle sent l'alcool. Elle est licenciée une nouvelle fois sur-le-champ. Moins de sept mois plus tard elle arrive à la clinique Labat d'Orthez.

Recrutement dans l'urgence et CV incomplet 

Il y a une personne chez Kappa Santé chargée du recrutement. Deux anesthésiste bulgares viennent de démissionner. Il y a donc urgence à recruter deux successeurs. Cette personne fait appel à un cabinet de recrutement à Anvers. Kappa Santé n'a pas vérifié le CV d'Helga Wauters. 

Le cabinet de recrutement affirme en avoir contacté deux, qui ne lui ont rien dit sur l'alcoolisme d'Helga Wauters. Il faut dire que les multiples incidents qui ont émaillé la carrière d'Helga Wauters n'ont jamais été signalés à l'ordre des médecins belges, qui n'a donc rien signalé au conseil de l'ordre français.

Le procès d'Helga Wauters doit se tenir à Pau les 6 et 7 février prochain.

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