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Drame de Millas : la défense demande l'annulation de deux expertises techniques

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Par , France Bleu Roussillon, France Bleu

Plus de trois ans après l'accident qui a fait six morts et plusieurs blessés à Millas (Pyrénées-Orientales), l'avocat de la conductrice du car scolaire demande ce mercredi l'annulation de deux des expertises techniques. Jean Codognès estime que ces experts ont "des liens d'intérêt" avec la SNCF.

C'est sur ce passage à niveau que l'accident a eu lieu en décembre 2017.
C'est sur ce passage à niveau que l'accident a eu lieu en décembre 2017. © Maxppp - Michel Clementz

"La justice a été trompée." C'est en tout cas ce que pense Me Jean Codognès, l'avocat de la conductrice du car scolaire accidenté en décembre 2017 sur un passage à niveau de Millas, dans les Pyrénées-Orientales. L'avocat demande ce mercredi, devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, l'annulation de deux des expertises techniques réalisées depuis le début de l'enquête. 

Selon Jean Codognès, les personnes qui ont rendu ces deux expertises avaient "des liens d'intérêt" avec la SNCF, "liens que les experts doivent préciser", rappelle l'avocat. Il s'agirait de deux anciens salariés ayant travaillé, entre autres, pour un constructeur ferroviaire. Ce dernier fait partie des fournisseurs de la SNCF. 

Cette mise en cause intervient très tardivement - Corine Serfati, avocate d'une famille de victime

Pour certaines parties civiles, cette demande de la défense ralentit la procédure. "Il a fallu attendre plus de huit mois pour que la défense envisage cette démarche, peut-être parce que les conclusions de ces expertises ne lui convenaient pas", regrette Me Corine Serfati, l'avocate de l'une des familles de victimes. 

L'avocate précise que ces experts étaient déjà à la retraite depuis plusieurs années ; "ils n'ont donc aucun lien affectif et aucune dépendance financière". Selon Corine Serfati, il y a eu dans ce dossier "plusieurs conclusions concordantes", qui ont permis de placer "une seule personne en tant que mise en examen, en tout cas pour le moment". 

Aucune date de procès

Plus de trois ans après les faits, les parties civiles attendent des réponses. "Je représente une famille qui est dans une souffrance indicible, rappelle Corine Serfati. Il est important que l'instruction se termine et qu'une date de procès puisse être arrêtée.

Le 14 décembre 2017, en fin d'après-midi, un car scolaire est percuté par un TER au passage à niveau de Millas, causant la mort de six collégiens et blessant une quinzaine d'autres adolescents. La conductrice du car scolaire est mise en examen pour homicides involontaires

La circulation des trains a repris en mai 2020 sur la ligne ferroviaire entre Perpignan et Ille-sur-Têt. 

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