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Faits divers - Justice
Dossier : Haute-Garonne : effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn

Effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn : le convoi pesait plus de 50 tonnes

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Le procureur de la République de Toulouse tient une conférence de presse ce mardi après-midi après le drame de Mirepoix-sur-Tarn et la mort de deux personnes. Il confirme que le poids du camion qui a causé le drame dépassait largement la limite des 19 tonnes autorisées.

Le procureur de la République de Toulouse, Dominique Alzeari, entouré des gendarmes enquêteurs
Le procureur de la République de Toulouse, Dominique Alzeari, entouré des gendarmes enquêteurs © Radio France - Théo Caubel

Mirepoix-sur-Tarn, France

Alors que l'information a largement été relayée dans les médias, et confirmée ce mardi matin sur France Bleu Occitanie par le maire de Mirepoix, le procureur de la République de Toulouse confirme. Le camion qui a coulé dans le Tarn ce lundi, provoquant l'effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn et la mort de deux personnes, était bien beaucoup plus lourd que la charge autorisée de 19 tonnes. Il pesait plus de 50 tonnes.

Des appels de phares et des coups de klaxon

Selon les mots utilisés lors de la conférence de presse par Dominique Alzeari, c'est "la cause apparente de l'effondrement" mais "il est trop tôt pour dire que la camion est la cause exclusive" du drame. Dominique Alzeari est revenu en détail sur la scène en expliquant que selon des témoins, au moment où le camion avec cette foreuse est entré sur le pont, un autre poids lourd appartenant à la même société, Puits Julien Fondations, a fait des appels de phares et des coups de klaxon pour alerter le conducteur et lui indiquer qu'il ne devait pas passer. 

Il a aussi précisé que la conductrice de la Clio blanche, qui est tombée dans l'eau en même temps que le camion, arrivait en face depuis le village de Mirepoix. Inquiétée par l'arrivée de l'impressionnant convoi, elle aurait ralenti. Le travail de reconstitution des gendarmes reste à préciser mais il se peut qu'elle ait aussi tenté une marche arrière. La mère de famille a pu être sauvée après l'effondrement, mais pas sa fille de 15 ans qu'elle emmenait à l'école.

Mais les questions restent nombreuses. Les enquêteurs cherchent à comprendre pourquoi ce convoi, composé de trois véhicules, a pris ce pont. La société allait sur un chantier à Mirepoix. Il n'y avait certes que le Tarn à traverser, mais l'entreprise aurait dû savoir que le premier camion serait trop lourd. Les employés et le gérant décédé lors du drame empruntaient régulièrement cet édifice. Rien que le poids du camion et de la remorque, sans la foreuse dessus, atteignait déjà les 19 tonnes. 

La scène reconstituée en 3D par les enquêteurs 

Les enquêteurs tentent de comprendre aussi comment ce pont s'est effondré, où ont été les points de rupture. La scène a été reconstituée en 3D. 

Le procureur a également communiqué sur les autopsie des deux victimes décédées. Elles ont été réalisées ce mardi. Il confirme que l'adolescente de 15 ans et la chauffeur du camion en cause, âgé d'une trentaine d'années, sont bien morts par noyade.

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