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Faits divers – Justice

Drame familial aux Provinces : des cellules d'aide psychologique dans les écoles

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Par , France Bleu Cotentin

Au surlendemain du drame familial présumé dans lequel 2 enfants d'une même fratrie sont décédés samedi soir dans le quartier cherbourgeois des Provinces, des cellules d'aide psychologique ont été mises en place, ce lundi matin, dans les établissements où étaient scolarisées les victimes.

A l'école Baquesne où était scolarisée la plus jeune des victimes, une cellule d'aide psychologique a été mise en place.
A l'école Baquesne où était scolarisée la plus jeune des victimes, une cellule d'aide psychologique a été mise en place. © Radio France - Benoît Martin

Le drame survenu samedi soir dans un appartement situé au 3 rue des Vosges à Cherbourg, a fait quatre victimes. Les policiers ont retrouvés sur place un corps carbonisé en cours d'analyse pour identification, et les corps inanimés de 3 enfants âgés de 7 à 14 ans. Si l'une des victimes, âgée de 12 ans, a pu être secourue et opérée en urgence au CHU de Caen dès samedi soir, les deux autres jeunes victimes ont succombé aux blessures infligées à l'aide d'une arme blanche.

Tandis que le SRPJ de Caen poursuit ses investigations pour faire toute la lumière sur ce que le procureur de Cherbourg Yves Le Clair présentait dimanche comme "un drame familial vraisemblable", l'éducation nationale et la ville de Cherbourg-en-Cotentin, ont travaillé tout le week-end pour tenter d'assurer ce lundi matin, un retour le plus normal possible des élèves dans les établissements où étaient scolarisées les victimes. "Dans ce drame, le rôle de la mairie, c'est de veiller à l'accueil des enfants et des familles et nous avons travaillé tout le week-end pour que cela soit possible dans les meilleurs conditions", souligne le maire de Cherbourg-en-Cotentin, Benoît Arrivé, venu soutenir les enseignants et les personnels de mairie, en compagnie du maire délégué de Cherbourg-Octeville, Sébastien Fagnen. 

Mettre des mots avec pudeur, sur ce qui s'est passé

Des cellules d'aide psychologique ont ainsi été mises en place à l'école Baquesne où était scolarisée la plus jeune des victimes, en classe de CP, ainsi qu'au collège de la Bucaille où étaient scolarisés ses frères et soeurs. Une cellule a aussi été mise en place au sein du collège des Provinces, situé au coeur du quartier. Pour la directrice d'académie, Nathalie Vilacèque, qui s'est rendue ce lundi matin dans les établissements concernés pour soutenir les équipes enseignantes, "l'objectif, c'est de pouvoir mettre des mots sur ce qui s'est passé, avec beaucoup de distance et de pudeur, mais aussi de repérer les enfants qui auraient besoin de parler".  

J'ai expliqué qu'un incendie avait eu lieu et que son camarade était mort. Je n'en ai pas dit plus

Une aide vue d'un bon oeil par les parents venus accompagner leurs enfants à l'école. Le drame était au coeur de toutes les discussions et certains parents se trouvaient désemparés pour en parler. "J'ai décidé de l'évoquer avec mes enfants car ils connaissaient les victimes", indique Jessica. "Tant que je ne sais pas exactement ce qui s'est passé, je ne dis rien à mon fils" répond une autre maman. Certains font le choix d'édulcorer : "J'ai expliqué qu'un incendie avait eu lieu et que son camarade était mort. Je n'en ai pas dit plus", explique Laetitia. Et Jessica de conclure : "ce sera dur pour l'école!"

Dur en fait pour toute la communauté cherbourgeoise estime le maire Benoît Arrivé. "C'est un drame qui touche par sa violence l'ensemble des habitants et c'est pour nous un moment de recueillement, raison pour laquelle la Maison de quartier Olympe de Gouges restera ouverte toute la journée pour accueillir les habitants qui auront besoin de parler ou de soutien psychologique".  

Sur les grilles du collège des Provinces, des proches ont déposé des photos des victimes et des fleurs en leur mémoire. - Radio France
Sur les grilles du collège des Provinces, des proches ont déposé des photos des victimes et des fleurs en leur mémoire. © Radio France - Benoît Martin