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Faits divers – Justice

Drôme : Marie-Christine ne pourra pas conserver l'un de ses sangliers à Saint-Restitut

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Marie-Christine Gallopin devra se séparer de l'un de ses sangliers, Nonotte. C'est la décision du tribunal correctionnel de Valence dans la Drôme ce mercredi. Elle est accusée d'avoir recueilli et nourrit pendant huit ans deux sangliers, ce qui est interdit.

Une habitante de Saint Restitut ne pourra pas conserver l'un de ses sangliers
Une habitante de Saint Restitut ne pourra pas conserver l'un de ses sangliers - DR

Saint-Restitut, France

Gruinou et Nonotte ne pourront plus vivre ensemble. Ces deux sangliers, frère et sœur, passent leur journée dans un enclos derrière la maison de Marie-Christine à Saint-Restitut dans le sud de la Drôme. Après l'annonce du délibéré, sa propriétaire drômoise a un peu de mal à encaisser la nouvelle : "Ils font partie de mon quotidien. Le tribunal a des textes et il s'en réfère. L'humain a peut-être d'autres valeurs. Ce sont des bêtes aussi dociles et intelligentes que tout autre animal." C'est un inspecteur de l’environnement de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui a lancé la procédure.

1000 euros d'amende avec sursis

Marie-Christine élève ces deux sangliers depuis qu'ils sont bébés. On lui reproche d'avoir voulu créer un élevage, mais elle rappelle "que Nonotte n’est pas fertile et Gruinou est castré.

Selon elle, la laie lui sera confisqué puis remise en liberté : "C'est un être vivant que l'on met directement à la mort. C'est aussi tuer le mâle car il ne sera plus avec sa sœur avec qui il vit depuis huit ans." Elle poursuit : "_Un sanglier apprivoisé n'a aucune chance dans la nature_. La jour où des chiens vont lui courir après, elle va regarder le chasseur et attendre qu'il lui tire dessus."

Marie-Christine écope de 1000 euros avec sursis. Elle ne sait pas encore si elle fera appel de la décision. Une pétition a été lancé pour soutenir cette habitante.