Économie – Social

Drôme-Ardèche : nouvelle et timide mobilisation contre la réforme du code du travail

Par Emmanuel Champale, France Bleu Drôme-Ardèche jeudi 21 septembre 2017 à 17:06

Un professeur d'arts plastiques de Crest lors de la manifestation du 21 septembre 2017 à Valence
Un professeur d'arts plastiques de Crest lors de la manifestation du 21 septembre 2017 à Valence © Radio France - Emmanuel Champale

Selon les sources, les huit rassemblements organisés ce jeudi sur les deux départements ont attiré entre 1900 et 3000 personnes. Un léger recul par rapport à la première journée d'action. Pour la CGT, la bataille contre la réforme du code du travail "se gagnera dans les entreprises"

C'était la principale question avant cette nouvelle journée d'action : les syndicats qui appelaient à manifester parviendraient-ils à maintenir la mobilisation au même niveau que le 12 septembre dernier ?

Qu'ils proviennent des organisateurs ou des forces de l'ordre, les chiffres de participation en Drôme -Ardèche ce jeudi indiquent un léger recul du mouvement. Selon les sources, les huit cortèges ont rassemblé entre 1900 personnes ( police/gendarmerie) et 3000 personnes ( syndicats ) à Valence, Montélimar, Privas, Annonay, Aubenas, Tournon-sur-Rhône, au Teil et au Cheylard.

Lors de la première journée, policiers et gendarmes avaient estimé à 3200 le nombre de participants.

"La bataille se gagnera dans les entreprises"

Richard Perrenot, secrétaire départemental de la CGT dans la Drôme, reconnaît une participation en baisse. Il l'explique toutefois par un délai très court d'organisation ( neuf jours ) entre la première et la deuxième manifestation. Par ailleurs, selon lui, c'est au sein même des entreprises que la bataille se jouera et doit se gagner. Les syndicats mobilisent dans la rue, mais il faut, dit-il, que les salariés et leurs représentants se fassent entendre auprès de leur direction.

Une nouvelle journée d'action est d'ores et déjà prévue le lundi 25 septembre. La CGT et FO appellent les routiers à une grève reconductible et à bloquer les sites stratégiques, les dépôts pétroliers notamment, pour protester contre la réforme du code du travail.