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Drôme : l'hommage des policiers après l'attentat de Rambouillet

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Une quarantaine de personnes se sont réunies en silence devant le commissariat de Valence (Drôme) ce lundi après-midi, comme dans de nombreuses autres villes de France, pour saluer la mémoire de Stéphanie M, tuée dans un attentat au couteau à Rambouillet.

Une quarantaine de personnes, policiers de terrain, agents administratifs et élus se sont rassemblés devant le commissariat de Valence pour un hommage silencieux à la policière tuée à Rambouillet.
Une quarantaine de personnes, policiers de terrain, agents administratifs et élus se sont rassemblés devant le commissariat de Valence pour un hommage silencieux à la policière tuée à Rambouillet. © Radio France - Nathalie de Keyzer

Deux syndicats de police appelaient à ces regroupements symboliques partout en France en mémoire de Stéphanie M, mais loin de toute idée de récupération. au contraire, une volonté de montrer l'unité et l’émotion ressentie par tous les fonctionnaires de Police après ce nouvel attentat qui touche l'une des leurs. 

A Valence une quarantaine de personnes se sont rassemblées vers 17 h 30 devant le commissariat. Des policiers de terrain, des agents administratifs mais aussi le directeur départemental de la sécurité publique. Tous unis pour cet hommage silencieux sans distinction de grade de fonction ou de service pour montrer que c’est la police dans son ensemble qui est touchée par ce nouveau drame. Le maire de Valence et son adjoint à la sécurité étaient également présents.

Montrer du soutien aux proches de la victime

Pour Jérôme Bodoin du syndicat Unité SGP à Valence aucun doute il ne s'agit pas d'un rassemblement syndical, car tous les personnels se sentent concernés. Même sentiment chez son collègue représentant du syndicat  UNSA dans la Drôme Matthieu Roche : "on est une grande famille et chaque malheur qui touche l'un d'entre nous nous touche plus ou moins indirectement. Il est important d'être soudés dans ces moments là et il est important pour nous tous de montrer notre soutien auprès de la famille de notre collègue qui laisse derrière elle deux filles de 13 et 18 ans." 

Climat d'hostilité grandissant

Mais du coté d'Unité-SGP il y a aussi une réalité, celle des policiers qui ne se sentent pas à l'abri au quotidien, et pas seulement à cause des risques inhérents à leur profession. Pour Jérôme Bodoin il y a une "hostilité grandissante d'une partie de la population et une incompréhension des missions que nous réalisons, presque même une hostilité à notre égard. Je pense qu'au delà de la réforme de la police qui s'interroge sur elle même et qui change. Celle d'aujourd'hui n'est pas celle que j'ai connue il y a plus de vingt ans. Elle s'est grandement améliorée, même si ce n'est pas l'image que bon nombre de personnes en ont. Mais il y aurait également, au delà de ça, je pense, une interrogation presque individuelle des gens et des associations ou des élus sur le comportement, leur discours qu'ils peuvent avoir dans différents médias, des prises de position. C'est un problème d'ensemble. En fait, je pense que tout le monde doit se remettre en question. Nous, la police, mais aussi l'ensemble de la société"

Sas sécurisé 

Si dans certains commissariats de France les policiers estiment que les halls ou sas d'entrée ne sont pas assez sécurisés, rien de tout cela à Valence. Matthieu Roche de l'UNSA assure au contraire que "toute personne qui veut entrer doit s'annoncer à l'interphone sinon on ne lui ouvre pas, un très bon moyen de dissuasion et de protection, et ensuite il y a deux portes vitrées coulissantes blindées. Je pense que la hiérarchie à fait le nécessaire pour nous protéger au mieux même si on est jamais à l'abri de quoi que ce soit."

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