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Drone à la prison de Valence : une opération contrôlée de l'intérieur

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Par , France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu

L'atterrissage d'un drone dans la cour de promenade de la prison de Valence ce mardi est une opération minutieusement préparée selon un syndicat de gardiens. Le contenu du colis n'a pas été retrouvé, et les enquêteurs recherchent toujours les destinataires et l'expéditeur.

Prison de Valence, photo d'archive.
Prison de Valence, photo d'archive. © Radio France - Florence Beaudet

Y avait-il un complice à l'intérieur de la prison de Valence, lorsque le drone s'est posé en pleine cour de promenade, ce mardi vers 15h30 ? Un syndicat de gardiens en est persuadé. Le drone transportait un colis. Mais impossible pour le moment de savoir à qui il était destiné, ni ce qu'il contenait.

Une opération très bien orchestrée

Au moment de l'atterrissage, une cinquantaine de détenus se trouvaient dans la cour. Ils n'ont montré aucun signe de surprise lorsque le drone a franchi le filet anti hélicoptère, pour se poser dans l'une des cours de la maison d'arrêt. Au contraire : ils ont entouré l'engin, pour le masquer des caméras. Puis le contenu du colis est passé de main en main. Pour le syndicat de gardiens UFAP UNSA Justice, peu de doute : le pilote du drone, à l'extérieur, avait un complice qui le guidait depuis l'intérieur, avec un téléphone.

Une fouille qui ne donne rien

Alertés, les gardiens se sont immédiatement précipités dans la cour. Le drone a tenté de redécoller, sans y parvenir. L'un des détenus l'a alors projeté dans une seconde cour de promenade, où d'autres détenus ont tenté de récupérer ce qu'ils pouvaient. Puis eux aussi ont envoyé l'appareil au-dessus du mur d'enceinte, dans la zone neutre.

Dans la première cour, la fouille a été effectuée immédiatement sur chacun des détenus présents, par petits groupes, pour éviter qu'ils ne se passent le contenu du colis. En vain : impossible de mettre la main sur lui.

Un drone, illustration
Un drone, illustration © Maxppp -

Un colis qui fait craindre le pire

Le syndicat UFAP UNSA Justice assure que l'engin coute près de 1.000 euros. Soit ce qu'il transportait est donc plus cher, peut-être une grosse quantité de stupéfiants, soit il livrait quelque chose de difficile à se procurer. On craint évidemment un transport d'arme, type couteau en céramique. Le syndicat réclame la pose d'un filet anti projection (celui en cours de pose à Villefranche-sur-Saône coûterait environ un million d'euros), et des rondes plus fréquentes de la police lors des promenades des détenus.

De rares précédents en France

En France, de telles livraisons par drone sont très rares. Des téléphones portables ont été livrés par drone à la prison d'Annoeulin dans le nord en janvier 2017, un appareil a été retrouvé détruit en mars 2017 au pied d'un bâtiment à Villefranche-sur-Saône, et un drone a survolé la prison de Bourg-en-Bresse en juin 2017. Aux Etats-Unis, un détenu de Caroline du Sud avait lui réussi à s'évader début juillet après la livraison d'une tenaille par les airs.

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