Faits divers – Justice

Du nouveau dans l'affaire de l'enlèvement de Jacqueline Veyrac

Par David Di Giacomo, France Bleu Azur et France Bleu mercredi 18 janvier 2017 à 6:00 Mis à jour le mercredi 18 janvier 2017 à 8:59

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. © Maxppp - .

La tentative d'enlèvement de la riche hôtelière niçoise en 2013 et son rapt en octobre dernier auraient été organisés par la même équipe de ravisseurs.

Jacqueline Veyrac a t-elle été la cible des mêmes ravisseurs en 2013 et 2016 ? La tentative d'enlèvement de décembre 2013 ressemble en tout cas à s'y méprendre au mode opératoire utilisé en octobre dernier pour l'enlever pendant 48 heures.

Le dernier suspect mis en examen dans cette affaire, un Italien âgé d'une soixantaine d'années, aurait révélé devant les enquêteurs des éléments troublants. En effet, selon nos informations, Enrico Fontanella aurait avoué que le commanditaire présumé de l'enlèvement, Giuseppe Serena, évoquait avec lui un passage à l'acte depuis plusieurs années déjà.

Au moins depuis 2013, date de la tentative avortée d'enlever Jacqueline Veyrac devant son domicile niçois. D'après E.Fontanella, l'ancien gérant du restaurant La Réserve fomentait ce rapt avec Philipp Dutton, ancien soldat britannique devenu sans domicile fixe sur la Promenade des Anglais.

Un enlèvement organisé par les mêmes personnes ?

Des déclarations qui laissent entendre que la première tentative d'enlèvement et celui d'octobre dernier ont été organisés par les mêmes instigateurs. L'avocat de Giuseppe Serena n'a pas souhaité commenter l'affaire, en cours d'instruction. Même chose pour l'avocate d'Enrico Fontanella. Ce sexagénaire italien est soupçonné d'avoir participé activement à l'enlèvement.

Il a été laissé libre sous contrôle judiciaire en raison de son état de santé très précaire. Ce dernier aurait également expliqué que la préparation de l'enlèvement s'est en partie déroulée dans l'arrière-salle d'un bar niçois, le Pulp Fiction. Un nom qui ne s'invente pas quand on connaît le casting des ravisseurs présumés : un restaurateur italien volubile, un ancien des forces spéciales britanniques, un paparazzi devenu détective privé ou encore un ancien policier.

Une simple hypothèse

Sur le rapprochement entre la tentative d'enlèvement de 2013 et celui d'octobre dernier, la Police Judiciaire de Nice indique à France Bleu Azur qu'il s'agit pour le moment d'une simple hypothèse sur laquelle travaille les enquêteurs. De son côté, Sophie Jonquet, l'avocate de Jacqueline Veyrac, se dit convaincue qu'une partie des ravisseurs est impliquée sur les deux affaires.

Presque trois mois après son enlèvement, Jacqueline Veyrac est en colère de ne plus pouvoir vivre comme elle l'entend raconte son avocate, en raison des mesures de sécurité qu'elle est désormais obligée de prendre.