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Faits divers – Justice

Du sursis et deux ans d'interdiction de paraître à Montbrison pour la femme qui a craché sur le maire de la commune

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu

La femme de 34 ans qui a craché sur le maire de Montbrison dimanche dernier a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis assortis de deux ans de mise à l'épreuve. Pendant ces deux années elle a interdiction de se rendre sur la commune de Montbrison.

Le tribunal de Grande Instance de Saint-Etienne
Le tribunal de Grande Instance de Saint-Etienne © Radio France - Jeanne Marie Marco

Montbrison, France

La femme qui a insulté et craché sur Christophe Bazile, le maire de Montbrison, a été condamnée ce mercredi à quatre mois de prison avec sursis, assortis de deux années de mise à l'épreuve. La femme de 34 ans a interdiction de se rendre sur la commune de Montbrison pendant deux ans, et doit faire soigner son addiction à l'alcool. 

Malgré le sursis, la prévenue dort en prison, elle purge actuellement une peine de quatre mois de prison ferme, prononcée en juin 2018. 

Elle est alors condamnée pour outrage et violence envers une personne dépositaire de l'autorité publique. Mais elle n'assiste pas au procès et ne sait même pas qu'elle est condamnée. 

Le maire de Montbrison satisfait

Le jugement de ce mercredi est un soulagement pour Christophe Blazile, le maire pour qui "une limite a été franchie lors de cette agression, ce jugement me fait dire que la justice m'a suivi". 

Le tribunal correctionnel a reconnu que le maire a été agressé dans l'exercice de ses fonctions, et que la prévenue savait qu'elle crachait sur le maire. 

Des agressions d'élus en hausse

À l'audience, la procureure a tenu à rappeler le contexte des agressions de maires qui empoisonnent la vie publique depuis quelques mois. La prévenue, âgé de 34 ans et sans domicile fixe reconnaît les faits, mais assure à la barre ne pas avoir compris au départ qu'il s'agissait du maire de Montbrison.  

Une simple querelle de marginaux ?

Pour la représentante du ministère public, cette agression est donc une nouvelle attaque d'un maire dans l'exercice de ses fonctions. 

Au diapason de l'avocat du maire de Montbrison, qui dans sa plaidoirie a souligné que son client n'est pas "seulement maire pendant un conseil municipal, mais bien tous les jours de sa vie". 

Isabelle Grange, l'avocate de la défense, assure que sa cliente n'avait pas conscience qu'elle était face au maire de Montbrison. 

"Elle avait quasiment 2 grammes d'alcool, elle s'en prend au maire car elle est ivre et qu'il lui demande de se taire, rien de plus".  Pour l'avocate, ce type d'affaire, ne "s'inscrit pas dans cette actualité des maires agressés parce qu'ils sont maires". 

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