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Faits divers – Justice

Echirolles : les riverains n'en peuvent plus des rodéos sauvages tous les week-ends à l'espace commercial Comboire

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Par , France Bleu Isère

Le phénomène n'est pas nouveau mais il s'est amplifié au fil des années. Le vendredi soir, des passionnés de tuning et de voitures de grosses cylindrées, plus d'une centaine en moyenne, convergent vers l'espace commercial Comboire, à Échirolles,pour des rodéos sauvages, version Fast and Furious.

Tous les vendredis soirs, la nuit se transforme en enfer pour les riverains qui ne supportent plus le bruit
Tous les vendredis soirs, la nuit se transforme en enfer pour les riverains qui ne supportent plus le bruit - Capture d’écran Google Street View

Échirolles, France

Les habitants de la résidence Cap Sud et de la Viscose, près du parc Géo Charles, à Échirolles, redoutent désormais de voir arriver le vendredi soir. Ils savent qu'ils vont passer une nuit d'enfer dans le bruit des moteurs poussés à fond, des odeurs de pneus qu'on fait crisser.

Moteurs pétaradants, pneus qui crissent, impossible de dormir.

Ahmed, un riverain, n'arrive pas à fermer l’œil de la nuit : "On appelle la police qui nous dit que ce n'est pas une urgence. On en peut plus de ce bruit de 21 heures à 3 heures du matin. On veut que çà cesse, alors on est prêt à descendre de chez soi pour faire la police soi-même. Mais heureusement, ma femme arrive à me raisonner ! "

Des familles entières regardent tourner les bolides, comme au spectacle

Vendredi dernier, il y avait à Comboire plus d'une centaine de voitures, qui tournaient sur un circuit improvisé. "Ils vont aussi sur l'autoroute à 200 kilomètres/heure. C'est hyper dangereux !  Et, installés comme au spectacle, au bord de ce circuit improvisé et illégal, il y a des familles avec enfants" poursuit Ahmed "Ce sont des pères de famille, avec des voitures qui coûtent cher ! Ils apportent les chaises, la bière... Je comprends que ce soit leur passion, leur défoulement après une semaine de boulot. Mais, nous aussi on travaille et on ne va pas embêter les gens ! Ils viennent de toute l'agglo et même de plus loin ! Il faut que çà s'arrête ! Ils nous pourrissent la vie !"

Récemment, une voiture lancée à pleine vitesse a fini sa course dans la devanture d'un magasin. Pas de blessé, mais pour Jean-Claude, un autre riverain, un jour, çà finira mal : " Il suffit d'une erreur de conduite de l'un de ces "fous" car je les traite de fous ! Oui ! Le Mac Do reste ouvert tard. Un jour, un consommateur qui ignore ces pratiques pourrait se faire surprendre et une collision pourrait avoir lieu ! Faut-il un drame pour que les autorités, que l'on alerte depuis des années,  bougent ?"

La Ville et la police, unies pour enrayer le phénomène

Mardi dernier, une réunion a eu lieu avec la directrice en Isère de la Police Nationale, les services de la Métro, la communauté de communes de l'agglomération grenobloise et de la ville d'Échirolles dont Thierry Monel est l'adjoint à la sécurité : "Sur Echirolles, on avait le problème des deux-roues et des rodéos de jeunes. On est en train de stopper cela. On va maintenant s'attaquer aux rodéos de voitures. Mais çà va prendre du temps. Il faudra faire des aménagements sur les parkings, sur la voirie, mettre plus de moyens, renforcer les patrouilles de police nationale et municipale.  Cela a un coût. Mais on va y arriver !"

Bloquer le rond-point, comme les Gilets Jaunes

Malgré ces propos qui se veulent rassurants, les riverains restent mobilisés et ont écrit au préfet et au maire d’Échirolles pour dire qu'ils étaient prêts à la manière des gilets jaunes à occuper le rond point, avenue Géo Charles. Ahmed et les autres riverains se veulent déterminés: "Il faut que ces gens comprennent que Comboire, c'est terminé. On est prêts à occuper le rond-point avec nos voitures, à distribuer des flyers, comme les Gilets Jaunes. Je sais que c'est risqué, il peut y avoir des débordements. Mais ce sera la faute des autorités, qui ont laissé le phénomène se développer sans rien faire !"

Les riverains se sont confiés au micro de France Bleu Isère

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