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Faits divers – Justice

Échouages de dauphins : "Les chalutiers pélagiques ne sont pas les seuls en cause", dit l'observatoire Pelagis

mercredi 6 mars 2019 à 9:20 Par Marc Bertrand, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Florence Caurant, directrice de l'observatoire Pelagis invitée de France Bleu Loire Océan ce mercredi, explique que si "on a la preuve" que la plupart des dauphins meurent de "captures accidentelles" de pêcheurs, les chaluts pélagiques ne sont qu'une partie du problème.

Un dauphin échoué sur une plage (illustration).
Un dauphin échoué sur une plage (illustration). © Maxppp - Nathalie Bonnemains-Geismar

Vendée, France

Plusieurs dizaines de dauphins morts ont encore été retrouvés échoués sur les plages de Vendée et de Loire-Atlantique depuis le passage de la tempête Freya lundi 4 mars. Près de 700 petits cétacés, dont 95% de dauphins, ont été ainsi retrouvés depuis le début de l'année 2019 selon l'observatoire Pelagis du CNRS à La Rochelle. La faute à qui ? "C'est une question très complexe", répond Florent Caurant, la directrice. 

On a la preuve que ce sont des captures accidentelles, mais il est certains que beaucoup d'autres métiers que les chaluts pélagiques sont en cause : la pêche minotière, les filets maillants, et les pêcheries étrangères sur nos côtes."

"Il y a beaucoup de possibilités, c'est ce qu'on essaie de déterminer actuellement", explique la chercheuse. "Au début du pic d'échouage cette année, il y avait très peu de chaluts pélagiques dans la zone. Donc il y a d'autres métiers que celui-ci qui sont en cause", ajoute Florence Caurant. Le chalut pélagique consiste à déployer un filet en forme d'entonnoir traîné par un ou deux bateaux, alors que les filets maillants sont des filets verticaux statiques déployés en mer.

200 000 dauphins sur nos côtes

La population de dauphins est évaluée à 200 000 individus sur la façade atlantique en hiver, selon un comptage aérien qui remonte à 2012. "Il est certain que depuis les années 1990 et les échouages de dauphins qu'on connaît sur nos côtes, ce qu'on appelle les événements exceptionnels de mortalité sont extrêmement élevés ces dernières années", indique Florence Caurant. 

Alors que faire ? Des répulsifs acoustiques, les Pingers, sont expérimentés par certains pêcheurs, notamment en Bretagne : "Les Pingers ont été posés sous l'impulsion de pêcheurs bretons, qui ont équipés quelques chaluts pélagiques. Cela fonctionne mais la couverture est très peu large. Et ils ne sont pas adaptés aux filets maillants qui représentent aussi un gros volume de pêche", explique la directrice de l'observatoire. 

Ces Pingers coûtent aussi très cher, 1500€ par bateau. Les pêcheurs vendéens disent être nombreux à s'être équipés. Ils mettent aussi en cause les "navires-usines", qui pêchent massivement loin des côtes, loin des regards aussi, dans un anonymat complet.