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Faits divers – Justice

Ecole incendiée à Saint-Sever : le suspect, schizophrène, a été hospitalisé d'office

mercredi 5 septembre 2018 à 15:58 Par Renaud Biondi-Maugey et Marion Dambielle-Arribagé, France Bleu Gascogne et France Bleu

Le suspect interpellé mardi dans le cadre de l'enquête sur l'école incendié de Saint-Sever, dans les Landes, est un homme de 28 ans. Il a été confondu grâce à ses empreintes digitales. Schizophrène, il a été hospitalisé d'office.

Une partie de l'école primaire de Saint-Sever a été détruite par les flammes
Une partie de l'école primaire de Saint-Sever a été détruite par les flammes © Radio France - Renaud Biondi-Maugey

Saint-Sever, France

L'homme suspecté d'avoir mis le feu à une école de Saint-Sever (Landes), dans la nuit de dimanche à lundi, a été interpellé mardi, a annoncé ce mercredi le parquet de Mont-de-Marsan. Agé de 28 ans, il est schizophrène et une expertise psychiatrique a conclu à une abolition de son jugement au moment des faits. Il a été hospitalisé d'office. 

Identifié grâce à ses empreintes digitales

Cet homme est suspecté d'avoir, à Saint-Sever, dans la nuit de dimanche à lundi, saccagé et incendié l'école du Parc de Toulouzette, vandalisé la chapelle Saint-Jean du quartier Péré et dégradé cinq véhicules.  Sur certaines de ces voitures, il laisse notamment des inscriptions au marqueur, des injures sexistes et homophobes. Mais surtout, il se blesse, laisse un peu de sang, une empreinte de pas, et de très nombreuses empreintes digitales sur les différents sites de ses méfaits. C'est grâce à ces empreintes digitales que les enquêteurs parviennent très vite à l'identifier. Et pour cause, l'homme est déjà connu de la justice. Il a été condamné à 6 reprises depuis 2011, pour usage de stupéfiants, vol ou encore conduite sans permis. Sa dernière condamnation remonte à 2016. Les caméras de vidéo-surveillance permettent ensuite de confirmer la chronologie des faits, et de s'assurer que l'homme a bien agi seul. 

Hospitalisé d'office 

Les gendarmes l'arrêtent donc à 11h30 mardi matin au domicile familial, soit moins de 36h après les faits. En garde à vue, les enquêteurs se rendent rapidement compte qu'il présente des troubles de la personnalité. Il reconnait très vite les faits, mais dit ne pas se souvenir de tout.  Il affirme être schizophrène et avoir arrêté de prendre son traitement. Une expertise psychiatrique est ordonné. Le médecin confirme qu'il souffre bien de schizophrénie, et conclu à l'abolition de son discernement au moment des faits. Il était alors en pleine crise de démence paranoïaque. Jugé potentiellement dangereux pour lui-même et pour les autres, l'homme a donc été hospitalisé d'office à l’hôpital Layné de Mont-de-Marsan.

Dans l'état actuel des choses, le suspect ne peut donc pas faire l'objet de poursuite. A l'issue de son hospitalisation sous contrainte (quand les médecins l'estimeront possible) il fera l'objet d'une deuxième expertise psychiatrique. Si elle confirme la première et conclut elle aussi à l'abolition de son discernement, l'affaire sera classée.

Au total, 25 gendarmes de la compagnie de Mont-de-Marsan ont été mobilisés pour résoudre cette affaire. 

Une commune soulagée

Le maire de Saint-Sever, Arnaud Tauzin, se dit soulagé de cette arrestation. "On s'interrogeait sur les motivations de cet acte, là on a une réponse claire. On craignait que plusieurs personnes soient impliquées, finalement c'est bien un acte isolé. On est soulagés. Je suis très heureux que l'enquête ait pu aboutir aussi vite. Maintenant on va pouvoir retrouver notre confort de petite commune rurale calme et paisible, et se consacrer à cette fête que doit être une rentrée scolaire, et rattraper le temps perdu."

Les dégâts à l'école du Parc de Toulouzette sont tellement importants que l'établissement devrait rester fermé toute l'année scolaire. Les 170 élèves, eux, feront leur rentrée des classes lundi prochain, dans trois autres établissements de la commune.