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Économie : Saint-Étienne officiellement débarrassée de son dernier "emprunt toxique"

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu

Une page se tourne à Saint-Étienne, considérée comme la ville symbole des "emprunts toxiques". Des emprunts attrayants car d'abord à taux 0 avant de basculer sur un taux variable, imprévisible, indexé sur des parités avec des devises étrangères. Saint-Étienne en avait contracté 15 en 2007.

La ville de Saint-Etienne aura été le symbole des collectivités touchées par les emprunts toxiques.
La ville de Saint-Etienne aura été le symbole des collectivités touchées par les emprunts toxiques. © Maxppp - Rémy Perrin

La municipalité de Saint-Étienne a entériné cette semaine l'accord avec la banque Defpa pour liquider le dernier de ses emprunts toxiques. Il permet de répartir de manière plus organisée ce qu'il restait à payer de l'emprunt de 22 millions d'euros, auxquels s'ajoute une indemnité de sortie. Le tout pour 30 millions d'euros au total.

La banque a accepté de prendre à sa charge 8,4 millions d'euros pour que les deux parties trouvent un accord gagnant-gagnant explique le maire de Saint-Étienne, permettant à Gaël Perdriau de suspendre de fait la procédure judiciaire : "Nous souhaitions retrouver les conditions d'un prêt à taux fixe signé en 2007. Il a donc fallu négocier avec la banque pour retomber sur ce taux là. D'où la demande de la ville de Saint-Étienne que la banque participe à hauteur de 8,4 millions d'euros. C'est la partie émergé de l'iceberg, la partie conclusive de l'accord, mais il a fallu des mois et des mois à l'adjointe aux finances, à nos services municipaux pour tomber d'accord sur cette répartition. Les procédures coutent cher à tout le monde, elles sont longues et incertaines et comme le veut l'adage, il vaut mieux parfois un bon accord qu'un mauvais procès".

Le meilleur accord possible pour Gaël Perdriau

La ville avait par ailleurs mis de coté 13, 7 millions d'euros euros qui vont pouvoir être utilisés. Il reste donc 8 millions d'euros sur lesquels c'est désormais un taux fixe, sécurisé, qui va s'appliquer à 4,7%,  jusqu'en 2042. Il n'y a donc plus cette incertitude qui plane sur les finances de la ville de Saint-Étienne, ces emprunts toxiques qui représentaient un quart de la dette de la commune à l'arrivée de Gaël Perdriau. Il restera quand même les critiques de la gauche.  

L'ancien maire socialiste Maurice Vincent assurait que la ville aurait pu mieux négocier le nouveau taux d'emprunt. L'opposition actuelle demandait quant à elle encore en mars dernier à la ville d'emprunter ailleurs, à taux plus faible, pour pouvoir rembourser l'emprunt toxique.  Une manœuvre bancaire infaisable selon le maire de Saint-Étienne, convaincu d'avoir obtenu le meilleur accord possible.

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