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Faits divers – Justice

Écoutes judicaires : le procureur de la République de Saint-Étienne va poursuivre l'entreprise Foretec

mardi 25 novembre 2014 à 12:05 Par Julien Corbière, France Bleu Saint-Étienne Loire

Le procureur de Saint-Étienne va poursuivre l'entreprise Foretec pour refus d' obtempérer à des réquisitions. Le Parquet a obtenu le feu vert du ministère de la Justice. Foretec a annoncé ce mardi matin qu'elle ne mettrait pas en place de nouvelles écoutes téléphoniques.

Des écoutes téléphoniques dans le cadre d'une enquête.
Des écoutes téléphoniques dans le cadre d'une enquête. © DR

Le ministère de la Justice a demandé au procureur de Saint-Étienne de poursuivre l'entreprise stéphanoise Foretec pour refus d' obtempérer à des réquisitions. Depuis mardi matin, Foretec n'assure plus les nouvelles écoutes judiciaires. L'entreprise stéphanoise reproche au ministère de la Justice son silence sur la mise en place d'une plateforme unique gérée par une seule société Thalès, qui doit prendre le relais. Mais les travaux ont pris beaucoup de retard. Les salariés de Foretec ne savent pas quand ils arrêteront définitivement leur activité. La direction de Foretec demande au ministère de la justice un contrat de 30 mois.

Thierry Pugnet, le PDG de Foretec " ne lâchera rien"

"C'est pas en disant ça qu'ils vont remettre les écoutes en place, la balle est dans leur camp"

Depuis l'annonce de la mise en place d'une plateforme nationale il y a deux ans, les salariés ne savent toujours pas quand ils arrêteront de travailler. Le bras de fer se durcit. Quand du côté de Foretec et de ses consoeurs, on explique assurer 88% des interceptions téléphoniques, du côté du ministère de la Justice, on explique qu'on peut continuer sans elles. La question ce midi, c'est de savoir si ces sociétés vont aller jusqu'au bout et donc, "couper les oreilles" de la justice française.

Guillaume, responsable réseau chez Foretec depuis 10 ans ne sait pas s'il aura encore du travail demain

Selon le ministère, les sociétés risquent des contraventions de 2ème classe de 150 euros par écoute non effectuée.