Faits divers – Justice

ECOUTEZ - Un animateur pris en otage dans une radio locale près de Troyes

France Bleu Champagne-Ardenne jeudi 17 avril 2014 à 15:37 Mis à jour le jeudi 17 avril 2014 à 17:48

Un studio de radio (image d'illustration)
Un studio de radio (image d'illustration) © MaxPPP

Un animateur de radio a été pris en otage ce jeudi, par un jeune homme mineur qui se disait armé. Le preneur d'otages, qui s'est adressé à l'antenne de la station, a libéré son otage après quatre heures et a ensuite été arrêté. Il aurait été, selon ses propos, violé par le directeur de la radio.

Le message a été entendu, ce jeudi, par les auditeurs de Latitude FM, à Pont-Sainte-Marie, près de Troyes (Aube) : "C'est moi qui ai agressé Sylvain Jourdain. Je suis dans la radio avec Arthur, 18 ans, je le prends en otage, je suis armé, j'ai deux chargeurs, j'ai un pistolet. La première patrouille de police qui entre, je le fume ". Un jeune homme armé est entré dans les locaux de la radio jeudi vers 10h45 et a pris en otage l'animateur qui était à l'antenne à ce moment-là.

L'otage libéré, le forcené retranché

Dans son message diffusé à l'antenne, le jeune preneur d'otage motive son acte par un différend avec le directeur de la station, qui l'aurait violé lors d'un stage que le jeune homme effectué au sein de la radio , à l'âge de 14 ans. Il explique également avoir agressé le directeur, au mois de mars. Il avait été arrêté pour ces faits et devait répondre de ces actes devant la justice dans quelques jours. Sur son profil Facebook, l'agresseur a annoncé sa prise d'otage :

Le message laissé par le preneur d'otages sur sa page Facebook

De nombreux policiers sont intervenus sur place, dont des membres du Raid, qui ont tenté de négocier avec le preneur d'otages. A 14h30, l'otage a été libéré mais le jeune forcené est resté retranché dans les locaux de la radio un moment, avant d'être finalement interpellé par le Raid vers 15h. Il a été placé en garde à vue, et "va être examiné pour savoir s'il ne souffre pas de problèmes psychiatriques", a expliqué le procureur de la République de Troyes, Alex Perrin.  

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