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Educateur tué à Nantes : forte affluence au premier jour du procès

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Par , France Bleu Loire Océan
Nantes, France

C'est presque un double procès qui s'est ouvert ce jeudi devant la cour d'assises de Loire-Atlantique. L'homme de 36 ans poursuivi pour le meurtre d'un éducateur spécialisé doit aussi répondre de violences et menaces envers sont ex-compagne. Celle-ci a survécu à ses blessures.

Les audiences se déroulent devant une salle comble, le public est invité à patienter devant la porte de la cour d'assises.
Les audiences se déroulent devant une salle comble, le public est invité à patienter devant la porte de la cour d'assises. © Radio France - Pascale Boucherie

Il est rare de voir une salle de cour d'assises aussi remplie. De très nombreux éducateurs spécialisés sont présents dans le public. Ils viennent assister au procès de celui qui a ôté la vie à leur collègue en mars 2015. Dans les locaux de l'aide à l'enfance, rue de la Tour d'Auvergne à Nantes, Jacques s'était interposé entre un père et une mère. Il est mort poignardé. Ce jour-là il devait simplement encadrer une rencontre entre une petite fille de trois ans et son père qui en avait perdu la garde.

"Je suis hyper désolé"

Les premiers mots de l'accusé vont à cet homme et à sa famille :

J'ai pété les plombs, je suis hyper désolé"- l'accusé.

L'accusé dans son box est accompagné d'une interprète en langue roumaine, mais il réussit très bien à se faire comprendre tout seul en français. De taille moyenne, les cheveux noir corbeau, vêtu d'une chemise à rayures sombre, il conteste la préméditation, les violences et les menaces de mort à l'encontre de son ex-compagne.

Violences conjugales

Pour plusieurs personnes présentes dans le public, ce procès se veut celui des violences faites aux femmes. Au premier rang se trouve l'ex-compagne de l'accusée. Depuis quelques mois elle ne cache plus les balafres qui marquent son corps. Sa poitrine et son épaule portent les cicatrices des coups de couteau reçus ce jour de mars 2015, en pleine rue à quelques mètres des locaux de l'aide sociale à l'enfance dont elle était partie apeurée en courant poursuivie par le père de son enfant armé d'un couteau. Cette femme n'avait dû son salut qu'à l'intervention de deux clients attablés à une terrasse qui avaient ceinturé son agresseur.

Dénégations totales

Au premier jour du procès l'accusé nie toute espèce de violence conjugale et incrimine la mère de son enfant :

Elle a commencé à déposer plainte contre moi à la naissance de notre enfant. Elle voulait la garde exclusive."

Il se reconnaît possessif et jaloux, admet une gifle une fois sans jamais être allé plus loin assure t'il. La présidente de la cour d'assises a beau citer de nombreux épisodes de violences conjugales, et même une condamnation à quatre mois avec sursis et deux ans de mise à l'épreuve, l'accusé se mure dans ses dénégations.

Toutes les difficultés venaient d'elle. L'alcool la rendait folle."

Et la fois où vous l'avez menacé avec un couteau demande la juge ? :

Je découpais de la viande, elle a mal compris mon geste."

Les faits se sont pourtant reproduits, mais toujours les mêmes retranchements derrière des explications étonnantes :

C'était une blague d'Halloween."

La gendarmerie intervient cinq fois en trois ans

L'accusé va jusqu'à soutenir qu'il avait reçu le soutien des gendarmes intervenus pour une énième dispute conjugale :

"Les gendarmes m'ont dit prend ta fille et barre-toi avec elle."

Le couple était connu des services de gendarmerie. Ces derniers ont dû intervenir à cinq reprises entre 2012 et 2014.

Il menace de s'immoler

Une fois, la gendarmerie a dû faire descendre l'accusé du toit du domicile de son ex-compagne. Il y était monté, s'était aspergé d'essence et menaçait de s'immoler, un briquet à la main. C'était le 2 décembre 2014, le lendemain des trois ans de la petite fille du couple. Trois mois avant le drame de la Tour d'Auvergne.

Le procès doit durer jusqu'au 22 septembre.

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