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Faits divers – Justice

Effectifs de police à Calais: les syndicats sont en colère

lundi 30 avril 2018 à 5:36 Par Matthieu Darriet, France Bleu Nord et France Bleu

Les syndicats de policiers constatent avec amertume que les promesses d’Emmanuel Macron n’ont pas été tenues, à Calais. Lors de sa venue, à la mi-janvier, le Président de la République avait annoncé des créations de postes d’enquêteurs au commissariat. Ils ne sont toujours pas là.

Les douze postes de policiers, promis au commissariat de Calais, ne sont toujours pas là.
Les douze postes de policiers, promis au commissariat de Calais, ne sont toujours pas là. © Maxppp - Johan Ben Azzouz

Calais, France

Le seul poste ouvert à mutation, en mai, pour le commissariat de Calais , c'est pour un maître-chien.  Douze postes avaient été promis, dont dix d’officiers de police judiciaire pour mener des enquêtes. Sur le bureau des policiers calaisiens, une centaine de dossiers est déjà en stand-by, faute de personnel pour les traiter. En plus des CRS, de nombreux policiers sont, au quotidien, mobilisés sur la question migratoire. 

La police de sécurité du quotidien ne changera rien

Et la désignation de deux quartiers de Calais (Beau-marais et Centre-ville) pour bénéficier de la police de sécurité du quotidien, ne va rien résoudre. Les renforts annoncés (25 hommes, mais plus vraisemblablement 15 seulement) ne vont pas suffire pour compenser les départs depuis fin 2016. Et puis, s'il y a plus de policiers sur le terrain, cela veut dire, au final, plus d’enquêtes à faire avancer.  

Loi asile : bien, mais peut mieux faire

Dans la loi « asile et immigration », qui vient d’être adoptée, les syndicats voient du mieux, comme la visio-conférence pour éviter aux policiers aux frontières, ces 27.000 heures par an utilisées simplement pour présenter des migrants aux magistrats. En revanche, les policiers s’inquiètent du doublement du délai de rétention administrative (de 45 à 90 jours) qui va nécessiter plus de personnels.