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Faits divers – Justice

Effondrement d'immeubles à Marseille : de douloureux souvenirs à Metz

jeudi 8 novembre 2018 à 19:17 Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord

Le 19 janvier 2010, un immeuble s'est complètement effondré dans le centre-ville de Metz, sans faire de victimes, mais les familles qui l'habitaient ne sont toujours pas indemnisées. Le Messin Denis Maciazek, dont la femme et le fils sont rescapés, témoigne.

Denis Maciazek attend toujours d'être indemnisé après l'effondrement de l'immeuble où il logeait en 2010
Denis Maciazek attend toujours d'être indemnisé après l'effondrement de l'immeuble où il logeait en 2010 © Radio France - Cécile Soulé

Metz, France

Les 3 habitations qui se sont effondrées en début de semaine à Marseille, causant la mort d'au moins 6 personnes, rappellent aux habitants de Metz un cas d'effondrement d'immeuble il y a 8 ans dans le centre-ville, mais qui heureusement n'avait pas fait de victime. 

Le 19 janvier 2010 dans un quartier ancien, rue des Allemands, un immeuble de 3 étages s'était effondré avec 2 familles à l'intérieur, dont le fils et la femme de Denis Maciazeck, militant associatif et fondateur du collectif mosellan de lutte contre la misère. 

Par chance, ses proches et voisins n'ont pas été blessés mais 8 ans plus tard, ça reste un choc d'autant plus que l'affaire traîne en longueur en justice. Une nouvelle audience pour être indemnisé a lieu ce vendredi matin (au civil) au tribunal de grande instance de Metz.    

L'immeuble s'est effondré en 10 secondes. Quand je suis arrivé, j'ai retrouvé ma femme et mon fils dans l'escalier en train de descendre recouverts de plâtre

Denis Maciazek est encore ému quand il se rappelle l'effondrement de son immeuble, le 19 janvier 2010, avec sa femme et son fils à l'intérieur :"Ce qui s'est passé récemment à Marseille me rappelle de douloureux souvenirs". 

Lui rentrait d'une réunion et les a appelé au moment même où l'habitation a vacillé : "Pour toute réponse, ça a été un hurlement et le téléphone a coupé. C'est mon fils qui avait 14 ans à l'époque qui a tiré sa mère par le bras tellement elle était pétrifiée de voir passer devant elle toutes les poutres qui tombaient à 1 mètre. 

Les habitants avaient pourtant alerté

Denis Maciazeck et ses voisins avaient écrit en mairie car ils s'inquiétaient des travaux réalisés dans l'immeuble d'à côté et qui faisaient trembler leurs murs. Aujourd'hui, il est encore en procès pour être indemnisé. Une nouvelle audience a lieu ce vendredi : "On a été obligé de se remeubler complètement parce qu'on n'a pas été indemnisés par les compagnies d'assurance. La première procédure n'a pas abouti parce que les véritables responsables désignés par un rapport d'expertise sont le voisin d'à côté et son maçon. Actuellement nous sommes toujours en procédure et le temps est très long". 

Des souvenirs qui restent "douloureux" pour Denis Maciazek

Des réhabilitations en question

Cette affaire a également marqué la 1er adjointe au maire de Metz et vice-présidente de Metz Métropole en charge du logement Isabelle Kaucik : "C'est un immeuble qui avait fait l'objet d'une aide dans le cadre d'un programme de réhabilitation et effectivement l'entreprise qui est intervenue a eu des pratiques qui ont fragilisé cet immeuble en touchant à des éléments porteurs, ça aurait pu se terminer très mal, ils ont beaucoup beaucoup de chance". 

Pour lutter contre les logements insalubres, l'agglomération de Metz, Metz Métropole, a lancé un plan d'aide aux travaux l'an dernier, fin 2017, avec pour objectif de traiter près de 600 logements sur 3 ans. Un programme financé par la collectivité et l'Etat, précise Isabelle Kaucik, qui permet à la fois de lutter contre les logements indignes et les logements vacants, car bien souvent dans ces cas-là, les propriétaires n'ont pas les moyens de financer eux-même les travaux.