Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers - Justice

Effondrement du Cash Affair's en 2008 à Echirolles : 11 ans après, la cour d'appel condamne deux entreprises

-
Par , France Bleu Isère

Le 6 septembre 2008 le toit du magasin Cash Affair's à Echirolles s'était effondré, faisant 13 blessés dont 4 graves. Cette affaire qui a bien failli ne jamais connaître de procès voit aujourd'hui la cour d'appel confirmer la culpabilité de deux des trois sociétés impliquées.

Le palais de justice de Grenoble
Le palais de justice de Grenoble © Radio France - Véronique Saviuc

Échirolles, France

La Cour d'appel de Grenoble a décidé de condamner la société Affair's pour l'effondrement d'un de ses magasins en 2008 à Échirolles (Isère) et la société Isobac Acier, intervenue sur le toit, à 20 000 euros d'amende chacune. En première instance en 2018 elles avaient écopé respectivement de 25 000 et 20 000 euros. Une troisième société condamnée à l'époque, Smac Acieroid, a elle été relaxée. Les condamnés ont 5 jours pour, éventuellement, se pourvoir en cassation. L'effondrement avait fait 13 blessés donc 4 graves, qui se sont battus pour obtenir un procès que la justice leur refusait initialement.

Une très longue affaire

Le 6 septembre 2008 - jour de forte pluie - le toit du magasin Cash Affair's, sur la zone commerciale Grand'Place à Echirolles, s'était effondré sur clients et salariés. En 2014 les victimes ont d'abord dû faire appel d'une ordonnance de non-lieu. "Au début, explique leur avocat Me Hervé Gerbi, la justice a considéré que nous étions face à un accident collectif qui avait pour cause les conditions climatiques. On s'est rendu compte au cours de cette instruction que c'est bien la volonté des dirigeants de cette société de faire des économies et de ne pas aller vérifier suffisamment si leur toit permettait de faire face à des pluviométries importantes" qui est responsable de l'accident.  Concrètement des bouches d'évacuation d'eau étaient obstruées par des feuilles qu'Affair's a négligé de nettoyer et d'autres avaient été bouchées lors de travaux effectués sur le toit  par la société Isobac Acier.

La question des indemnités après celle de la culpabilité

"Que de temps perdu pour les victimes sur le plan judiciaire, déplore Me Hervé Gerbi, mais en même temps quelle belle détermination!". Maintenant que cet effondrement a des responsables et des coupables, les 4 victimes les plus touchées vont devoir se battre au civil pour obtenir indemnisation de leurs préjudices. Des blessures physiques mais aussi psychologiques. L'une des victimes "qui est encore en phase d'expertise judiciaire, explique l'avocat, ne peut plus aujourd'hui sortir dans la rue sans être accompagnée". Elle doit "de façon permanente" avoir l'assistance d'une personne "pour l'aider à sortir de chez elle et à affronter le monde". 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu