Faits divers – Justice

"Eh bien, bonne nuit" : l'intrigant dernier message du Boeing Malaysia Airlines

Par Marina Cabiten, France Bleu lundi 17 mars 2014 à 15:55 Mis à jour le lundi 17 mars 2014 à 16:50

Ce sont maintenant 26 pays qui participent aux recherches du Boeing 777 de Malaysia Airlines
Ce sont maintenant 26 pays qui participent aux recherches du Boeing 777 de Malaysia Airlines © MaxPPP

Selon Malaysia Airlines lundi, les derniers mots transmis au contrôle aérien par le vol MH370 ont été prononcés par le copilote du Boeing disparu. Cette phrase, "Eh bien, bonne nuit", prononcée en anglais, renforce selon les enquêteurs la thèse d'un détournement.

"Les investigations préliminaires suggèrent que c'est le copilote qui parlait" , a affirmé lundi soir le PDG de Malaysia Airlines au sujet de cette dernière phrase reçue à terre. "All right, good night" , c'est-à-dire "Eh bien, bonne nuit" , une phrase anodine mais qui pourrait être l'une des clés du mystère du Boeing 777, disparu depuis maintenant neuf jours avec 239 personnes à bord.

"Il s'est passé quelques chose avec le pilote"

C'est donc le copilote qui a prononcé ces derniers mots : cette information pourrait se révéler capitale pour établir qui contrôlait l'appareil au moment où il a disparu des écrans radars civils, suite à ce que les autorités malaisiennes ont qualifié d'"acte délibéré" . Cette phrase répondait, de manière détendue selon les autorités, aux contrôleurs annonçant à l'équipage que l'avion s'apprêtait à quitter l'espace aérien malaisien.

Ce dernier message coïncide à quelques minutes près avec la désactivation volontaire, c'est-à-dire par une personne dans le cockpit, des systèmes permettant de communiquer avec l'appareil, et de le localiser sur les radars. "Il s'est passé quelque chose avec le pilote" , a assuré à Washington le président de la commission de Sécurité intérieure à la Chambre des représentants, qui a également émis l'hypothèse que l'avion ait été détourné et caché pour servir plus tard de "missile de croisière".

Tensions internationales

Cette nouvelle piste privilégiée, celle de la responsabilité des pilotes, ne fait pas l'unanimité. Les deux pilotes n'ont pas demandé à travailler ensemble sur ce vol et rien, lors de la perquisition de leurs domiciles et l'examen de leur passé ou de leurs fréquentations ne semble permettre pour le moment de les incriminer, comme l'ont souligné les autorités malaisiennes.

La Chine, dont beaucoup de citoyens se trouvaient à bord puisque le vol reliait Kuala Lumpur à Pékin, a demandé à la Malaisie de fournir plus de détails sur l'avion disparu "de manière opportune, précise et exhaustive" . Les familles et proches des passagers chinois ont accusé les autorités malaisiennes de dissimulation et de "dire n'importe quoi" .

Depuis la disparition du Boeing le samedi 8 mars, il y a eu beaucoup de fausses pistes et de critiques envers les autorités.

Vingt-six pays participent désormais aux recherches, sur terre et sur mer, et via échanges de données radars et satellites. La France a envoyé trois enquêteurs spécialisés, dont Jean-Paul Troadec, l'ancien directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) qui avait enquêté sur l'accident du vol AF447 Rio-Paris d'Air France en juin 2009.

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