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Dossier : Coronavirus Covid-19

"On a laissé le variant anglais se propager" dit une aide soignante de l'Ehpad Saint-Exupéry à Toulouse

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie

Onze cas du variant britannique du Covid 19 ont été détectés parmi les résidents de l’Ehpad Saint-Exupéry à Toulouse. Une aide-soignante de la maison de retraite dénonce, ce lundi, des négligences qui auraient favorisé la propagation du virus parmi les résidents.

11 cas du variant britannique du Codiv 19 ont été détectés à l'Ehpad Saint Exupéry géré par le CCAS de Toulouse
11 cas du variant britannique du Codiv 19 ont été détectés à l'Ehpad Saint Exupéry géré par le CCAS de Toulouse - @Google Street View

Le variant britannique du Covid-19 est entré dans une maison de retraite de Toulouse : onze personnes, huit résidents de l’Ehpad Saint-Exupéry et trois membres du personnels viennent d'être testées positives à ce variant. Deux des résidents contaminés sont décédés, une femme et un homme de 93 ans n'ont pas survécu au variant. Onze autres personnes sont considérées comme cas probables dans l'établissement. Une enquête épidémiologique est lancée pour déterminer l'origine de la contamination. Une aide-soignante qui y travaille dénonce des négligences qui auraient favorisé la propagation du virus parmi les résidents. 

On a laissé le virus se propager au réfectoire

"La contamination venait apparemment d’une résidente qui était partie dans sa famille début janvier. Elle a été isolée, elle a été testée au bout de sept jours, mais entre-temps, la salle à manger commune avait été ouverte, les résidents de tous les étages s’y sont retrouvés, le virus s’est donc propagé encore plus" témoigne cette aide-soignante qui souhaite garder l’anonymat mais dit témoigner au nom de nombre de ses collègues.

"Ensuite, des cas de variant du Covid ont été avérés, mais cela a été très mal géré. On a déplacé des résidents d’une aile vers une autre qui était pourtant épargnée par le coronavirus. Du coup on a encore transporté le virus un peu partout."

Pas assez de surblouses

"Au niveau du matériel aussi, on nous demande de porter la surblouse toute la journée, sans en changer, par souci d’économie. Nous n’étions pas d’accord avec cela non plus", ajoute cette aide-soignante qui ne cache pas son inquiétude. "Nous avons l’impression qu’on ne nous dit pas tout, qu’on nous cache la vérité. On demande qu’on ne nous mente pas sur le variant anglais. Est-ce qu’on ne savait pas dès le départ qu’il était là ? On se pose des questions."

Deux résidents de 93 ans décédés du variant

Selon l’Agence régionale de santé, c'est un premier cas détecté le 4 janvier chez une résidente qui avait passé les fêtes en famille qui a amené à un dépistage massif. La résidente en question ne présentait pas de signes du variant. Il s'agit donc maintenant de déterminer comment ce dernier a pu entrer dans l'établissement, géré par le CCAS de la mairie de Toulouse. L'Assurance maladie et l'ARS vont tenter de retracer tous les cas contacts potentiels. Au total, 60% des 68 résidents de cet Ehpad sont positifs. L'établissement emploie près de 80 personnes. L’un des résidents un homme âgé de 93 ans est décédé du variant du Covid, une autre résidente âgée de 93 ans est morte ce lundi 25 janvier à l'hôpital atteinte elle aussi par ce variant anglais du Covid.

La chasse aux cas contacts

C'est une course contre la montre qui est engagée pour rechercher les cas contacts qui ont fréquenté les résidents de l'Ehpad , et qui pourraient propager ce variant anglais du coronavirus explique Laurent Poquet , le délégué en Haute-Garonne de l'Agence Régionale de Santé : "on recherche auprès de tous les visiteurs de l'Ehpad si l'un d'entre eux a été en contact avec un résident anglais ou une personne qui aurait été en visite en Angleterre, pour tracer et traiter les personnes qui auraient été en contact avec ce cas variant. Mais le cas index n'a toujours pas été identifié" précise le délégué de l'ARS.

Laurent Poquet , délégué en Haute-Garonne de l'Agence Régionale de Santé

Des mesures de sécurité renforcées

Le CCAS de Toulouse qui gère l'établissement indique que toutes les précautions ont été prises. "Dès l'apparition d'une première vague d'épidémie de Covid qui a touché l'Ehpad en septembre et en Octobre, nous avions mis en place une organisation particulière dans l'établissement" assure Céline Cazeaux, chargée du secteur personnes âgées au CCAS de Toulouse.

" Une résidente asymptomatique, confinée dans sa chambre depuis le 1er janvier après son séjour en famille, a été testée le 4 janvier pour contrôle. Son résultat, positif, est connu le 7 janvier. On sait depuis qu’il ne s’agissait pas de la forme dite variant anglais du Covid-19. Pendant tout ce temps, elle est restée confinée en chambre et ne s’est jamais rendue au réfectoire." précise le CCAS.

"La décision de fermer le réfectoire intervient le 11 janvier à la suite du test positif de deux agents qui s’étaient déclarés symptomatiques le 8 janvier, exclus du service le jour même. La salle de repas a donc bien été fermée non pas à cause de la résidente (confinée) mais à cause de la positivité des agents. Il n’y a donc eu aucun retard dans la prise de décision du CCAS et de la direction de l’Ehpad."

"L’organisation de l’Ehpad, quant à elle, a été mise en place selon les recommandations nationales. Il y a un secteur où aucun patient n’est contaminé, qui est complétement autonome, jour et nuit avec un vestiaire dédié. Les premier et deuxième étages sont divisés en deux avec une aile covid et une aile non covid, elles sont séparées par des locaux communs et des portes coupe-feu et ont chacune un vestiaire dédié pour les soignants." ajoute le communiqué du CCAS.

Céline Cazeaux, chargée du secteur personnes âgées au CCAS de Toulouse

Après la détection du variant britannique, plus contagieux que la version "classique" du Covid-19, des mesures de sécurité renforcées sont mises en place dans l'Ehpad. Les visites sont évidemment interdites. Tout le personnel est équipé de masques FFP2, indique également la mairie de Toulouse. Par ailleurs, l'établissement a été scindé en deux secteurs Covid.

Quant à la campagne de vaccination à l'intérieur de l'Ehpad Saint-Exupéry, elle a démarré à toute petite vitesse. 13 résidents sur 67 seulement sont vaccinés, et cinq membres du personnel.

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