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Faits divers – Justice

Elisabeth Besson (Unies Isère alerte) : "Personne ne veut accueillir ces populations"

lundi 4 décembre 2017 à 8:42 Par Léo Corcos, France Bleu Isère

Sur France Bleu Isère, la déléguée départementale de la Fédération des Acteurs de la Solidarité (FAS) et membre de l'association Unies Isère déplore le manque d'hebergement pour les sans abris notamment les demandeurs d'asile, de plus en plus nombreux.

« Il faudrait prendre le mal à la racine et appliquer la loi ». Elisabeth Besson ne décolère pas.
« Il faudrait prendre le mal à la racine et appliquer la loi ». Elisabeth Besson ne décolère pas. © Radio France -

«Il faudrait prendre le mal à la racine et appliquer la loi». Elisabeth Besson pointe du doigt des situations qu’elle juge inacceptables. Selon elle, les droits des demandeurs d’asile ne sont pas respectés.

«Il y a deux sortes de migrants : ceux qui ont des droits, et ceux qui n’en ont pas»

Une colère froide

La membre de l’association Uni Isère reconnaît un «afflux massif de demandeurs d’asile», mais elle estime que cet afflux reste «gentil» par rapport à d’autres pays. Pour elle, la France et l’Isère ont largement les moyens d’accueillir ceux qui n’ont pas de toit. Mais son constat est amer : "Personne ne veut accueillir ces populations, l'état renvoie sur les communes et les communes disent qu'elles ne veulent pas."

Elle alerte sur la situation de «3000 personnes en demande» sur le département, regroupant «des personnes en grande pauvreté» (femmes seules, travailleurs pauvres...) ou des réfugiés avec ou sans droits". Elle rappelle que depuis quatre ans, il y a eu «beaucoup de créations de place en urgence», notamment «1200 places créées et 2000 places de demandeurs d’asile» en Isère. «320 places» sont aussi financées, mais sont «ouvertes de plus en plus tard, voire ne sont pas ouvertes car on ne trouve pas des locaux». Elisabeth Besson déplore, toutefois, que ces moyens ne soient «pas à la hauteur des demandes». Et affirme qu'aujourd’hui, «on devient SDF de plus en plus rapidement».

« Personne ne veut accueillir ces populations »

«Il faudrait prendre le mal à la racine et appliquer la loi»

Elle insiste sur la nécessité de trouver des solutions pour ceux qui n’en ont pas, puisqu’une fois débouté de sa demande d’asile, selon elle, on n’a plus «aucun droit». La déléguée départementale de la FAS se prononce ainsi pour une accélération des procédures de demande d’asile, mais regrette que «les promesses d’accélérer les procédures» restent lettre morte. Elle souhaite aussi la fin de la centralisation de ces procédures à Grenoble.

Pour Elisabeth Besson, les droits sont inaliénables et doivent être respectés. Elle loue l’initiative citoyenne en Isère, qui a permis d’accueillir «300 à 500 personnes» chez des particuliers, mais «cela ne peut pas durer». Ainsi, pour elle, «il faudrait prendre le mal à la racine et appliquer la loi. Tout le monde doit être mis à l'abri».

Elisabeth Besson