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Faits divers – Justice

Elle appelle le SAMU pour un AVC, le médecin pense qu'elle est ivre et raccroche

vendredi 25 août 2017 à 15:53 Par Typhaine Morin, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Le CHU de Nantes a été condamné ce jeudi par le tribunal administratif à verser 352.458 euros à une femme de 48 ans. Il y a sept ans, le médecin régulateur du SAMU avait estimé que la femme qui appelait était ivre et lui avait raccroché au nez. Elle était en fait victime d'un AVC.

La femme a été prise en charge plus de deux heures après les premiers symptômes
La femme a été prise en charge plus de deux heures après les premiers symptômes © Maxppp -

Nantes, France

Le 4 octobre 2010, cette femme alors âgée de 41 ans est chez elle lorsqu'elle ressent des fourmillements à la main et des troubles de l'élocution. Infirmière au centre hospitalier de Pen Bron, à La Turballe, elle reconnait ces symptômes : l'accident vasculaire cérébral (AVC).

Elle appelle le SAMU, mais au bout du fil, le médecin régulateur considère que la femme est dépressive ou ivre. Il lui dit d'aller se coucher et raccroche. La femme réussit alors à ramper jusqu'à chez ses voisins et frappe à la porte avec sa tête. Ce sont eux qui alertent les secours à 23h.

Handicapée à vie

La femme est prise en charge au CHU de Nantes plus de deux heures après l'apparition des premiers symptômes. Une faute qui fait perdre à la patience "une chance d'éviter les conséquences de son accident", "justement évaluée à 30%", écrit le tribunal administratif de Nantes dans son jugement. Le tribunal relève aussi les propos "totalement dépourvus d'humanité" du médecin-régulateur.

Le tribunal administratif de Nantes a donc condamné le CHU à verser 352.458 euros à cette femme de 48 ans. Le CHU et son assureur devront aussi verser 64.192 euros au à la Caisse primaire d'assurance maladie.

Handicapée, la femme a repris le travail, toujours dans le centre hospitalier où elle exerçait, mais comme secrétaire et à temps très partiel : 20%. Toute sa vie, elle devra avoir une aide ménagère deux heures par jour.