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Faits divers – Justice

Elle avait étranglé l'instituteur de sa fille : 10 mois de prison avec sursis

jeudi 2 mars 2017 à 17:13 Par Pascale Boucherie, France Bleu Loire Océan et France Bleu

La mère de famille accusée d'avoir agressé l'instituteur de sa fille le 24 janvier dernier dans l'enceinte de l'école Gay Lussac de Nantes a été condamnée ce jeudi à 10 mois de prison avec sursis. Elle devra se faire soigner. Et verser 2400 euros à sa victime.

Maître Guillaume Bouché défend les intérêts de l'instituteur agressé.
Maître Guillaume Bouché défend les intérêts de l'instituteur agressé. © Radio France - Pascale Boucherie

Nantes, France

Elle avait tenté d'étrangler l'instituteur de sa fille le 24 janvier dernier, dans l'enceinte de l'école Gay Lussac de Nantes. Une mère de famille de 28 ans a été condamnée ce jeudi par le tribunal correctionnel de Nantes à 10 mois de prison avec sursis assortis d'une mise à l'épreuve pendant trois ans. Elle a également obligation de soins psychologiques. Elle a interdiction de paraître à l'école. Et doit verser 2400 euros à l'instituteur.

A l'audience elle n'a exprimé aucun regret.

Les mots d'excuses ne sortent pas

Ce mardi soir de janvier, alors que l'aide personnalisée est sur le point de commencer, cette mère de famille lance des injures, crache sur l'instituteur de sa fille, le menace de mort, et tente de l'étrangler avec son écharpe. La scène se passe dans le huis clos d'un bureau.

L'instituteur de CM1 vient à la barre raconter la peur qu'il a alors ressentie, il ne respirait presque plus.

Je sentais que je ne respirais plus, j'étais vraiment en danger oui - l'instituteur agressé.

La mère de famille elle vient redire sa méfiance envers le corps enseignant et son absence totale de confiance en la justice.Elle maintient que ce jour là l'instituteur a délibérément visé son enfant à la tête avec un ballon, et qu'elle voulait lui faire peur pour que cela ne recommence plus jamais. L'enseignant explique qu'il y a erreur, elle le traite de menteur. L'avocat de la partie civile rappelle que :

S'en prendre à un prof c'est s'en prendre à un des ciments de la vie en société - Maître Guillaume Bouché.

Le procureur acquiesce et développe longuement.

Cette mère inculque la peur au lieu de rassurer dit il. Aujourd'hui la petite fille a changé d'établissement.

Si sa mère réitère des actes de violence contre le personnel enseignant, le parquet fait savoir qu'il demandera le placement de l'enfant.

Lors de l'audience en comparution immédiate, la mère de famille avait demandé un délai pour préparer sa défense.