Faits divers – Justice

Elle payait avec les chèques dérobés à sa collègue

Par Faustine Mauerhan, France Bleu Belfort-Montbéliard mercredi 26 février 2014 à 19:03

Une voiture de police (photo d'illustration)
Une voiture de police (photo d'illustration) © Radio France

Une jeune femme a été interpellée par la police de Montbéliard. Elle est soupçonnée d'avoir volé le salaire d'une de ses collègues de travail. Elle aurait été aidée par son compagnon.

La police de Montbéliard pense avoir résolu une affaire de vol avec violence remontant au mois de juin 2013. Un couple a été placé en garde à vue ce mardi matin.

L'agresseur introuvable

En juin, une jeune femme de 30 ans, travailleuse frontalière en Suisse rentre chez elle à Audincourt quand un homme l'agresse au coin d'une rue. Il a le visage caché, la bouscule violemment, l'asperge de gaz avec une bombe lacrymogène et lui vole son sac à main. A l'intérieur : un mois de salaire. 3.000 francs suisses, soit 2.500 euros. La victime se fera prescrire 6 jours d'ITT (interruption temporaire de travail). Elle porte plainte très vite, mais l'enquête piétine.

Les chèques réapparaissent sept mois plus tard

Jusqu'à la fin de semaine dernière, quand les chèques volés avec le sac à main, réapparaissent. C'est une jeune femme de 22 ans qui les utilise dans les commerces du Pays de Montbéliard. Les enquêteurs la retrouvent et s'aperçoivent qu'elle travaille dans la même entreprise que la victime. Les deux femmes sont collègues. Elles touchent leur salaire, en liquide, le même jour. Les policiers de Montbéliard font ensuite une autre découverte, le compagnon de l'escroc présumée correspond à la description de l'agresseur du mois de juin.

Quelqu'un leur aurait vendu le sac volé

Interpellés ce mardi matin chez eux, à Malbouans, les deux suspects ont reconnu l'utilisation des chèques, mais ils nient le vol et l'agression. Ils affirment que quelqu'un leur a vendu le sac à mains volé. La police de Montbéliard les a placés en garde à vue. Le parquet doit décider des suites judiciaires de l'affaire ce jeudi matin. Ils pourraient être déférés.