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Elle saute par la fenêtre pour échapper à son ex-mari, récidiviste

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Un directeur de grande surface a été condamné à trois ans de prison par le tribunal correctionnel de Béziers pour violences conjugales. Des violences déjà exercées sur sa victime en 2018 avant leur séparation. En instance de divorce, la mère de ses trois enfants a souhaité la clémence du tribunal.

Suspension d'audience au tribunal correctionnel de Béziers.
Suspension d'audience au tribunal correctionnel de Béziers. © Radio France - Gaëlle Schüller.

Un directeur de grande surface comparaissait ce mardi 18 août devant le tribunal correctionnel de Béziers pour violences conjugales. Cet homme de 42 ans s'était caché le 21 juin 2020 dans le noir dans l'appartement de sa victime à Caux, à proximité de Pézenas (Hérault). Elle revenait d'une soirée. 

Violentée pendant 45 minutes 

La victime est tombée du premier étage de son appartement en tentant de lui échapper. Une chute de quatre mètres de hauteur. Son agresseur, décrit comme narcissique et ayant des tendances suicidaires, a été entraîné dans la chute avec sa victime. Auparavant, ce père de trois enfants a tenté d'étouffer et d'étrangler la femme. La victime, absente à l'audience, s'en est sortie avec 45 jours d'ITT, des fractures du bassin et de multiples ecchymoses.

Le couple, séparé depuis deux ans, est en instance de divorce, l'épouse ayant décidé de quitter son mari après avoir déjà été violentée en 2018.

"J'ai été pris d'une crise de folie. Je ne sais pas ce qui m'est arrivé. Je ne supporte pas cette idée de me séparer de la mère de mes enfants. J'accepte tout. Mais je ne l'ai pas frappée", ajoute le quadragénaire. Pourtant, de nombreux hématomes démontrent le contraire.  

L'expertise psychologique met en avant des troubles de la personnalité et une fragilité affective

L'homme avait le double des clefs, oublié par les enfants lors de son weekend de garde. "Je suis entré à son insu chez elle, mais je voulais parler avec elle. J'ai perdu pied quand j'ai vu qu'un homme l'appelait à une heure si tardive."

Le père de famille, déjà condamné en 2018 pour violence sur sa propre femme, imaginait une reconstruction familiale après deux ans de séparation. Il encourait 10 ans de prison pour récidive. Ces violences sont jugées d'une extrême gravité par le parquet de Béziers qui réclame trois ans de prison.

"C'est compliqué pour moi d'évacuer ma souffrance."

Sa femme demande par l'intermédiaire de son avocat la clémence du tribunal à son encontre et souhaite des soins plutôt que la prison. "Ce n'est pas un monstre. Mais quelqu'un d'égaré." La partie civile met en avant ses qualités plutôt que de l'accabler. Sa femme le décrit comme un bon père de famille. Mais il lui fait peur ponctuellement.

Les arguments de son épouse ne sont pas suivis par le tribunal de Béziers. Son agresseur est reconnu coupable d'agression aggravée. Il est condamné à trois ans de prison dont deux ans ferme, une obligation de se soigner et une incarcération immédiate. Prochaine audience en décembre 2020 pour cette fois déterminer les intérêts civils.

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