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Faits divers – Justice DOSSIER : Affaire Naomi Musenga à Strasbourg

Émotion et indignation après la mort de Naomi, moquée par le Samu de Strasbourg

mercredi 9 mai 2018 à 12:46 Par Rachel Noël, France Bleu Alsace et France Bleu

La diffusion de l'enregistrement entre Naomi et une opératrice du Samu de Strasbourg provoque un tollé. Des réactions d’indignation, mais aussi de nombreuses questions qui sont encore en suspens après la mort de la jeune femme.

Naomi est décédée quelques heures après avoir parlé à l'opératrice du Samu
Naomi est décédée quelques heures après avoir parlé à l'opératrice du Samu - Copie d'écran Facebook

Strasbourg, France

Le décès de Naomi, moquée au téléphone par une opératrice du Samu à Strasbourg, provoque un l’indignation depuis mardi. La ministre de la santé Agnès Buzin annonce l’ouverture d’enquêtes administratives et dénonce de "graves dysfonctionnements". Sur les réseaux sociaux, l’indignation est générale, et les commentaires emplissent la toile. Du côté des urgentistes, on dénonce le manque de moyens.

Naomi, une jeune femme de 22 ans est décédée le 29 décembre 2017, après avoir eu en ligne une opératrice du Samu à Strasbourg qui s’était moqué d’elle au téléphone.

Des internautes choqués

Les commentaires, depuis la publication des articles de presse, sont d'abord ceux de citoyens interloqués et choqués par la manière dont l'opératrice du Samu répond à la jeune femme. Ils sont d'ailleurs nombreux à souligner cette façon de faire, que ce soit au téléphone ou quelquefois même sur place : l'accueil n'est pas toujours à la hauteur des demandes. Ainsi les internautes de France Bleu Alsace, comme ceux des autres médias expriment leur écœurement.

Commentaires indignés et choqués des internautes de France Bleu - Radio France
Commentaires indignés et choqués des internautes de France Bleu © Radio France - Copie d'écran Facebook

Le hashtag #justicepournaomi recueille depuis hier de nombreux commentaires. La plupart des personnes sont révoltées par l'histoire de la jeune femme. Le Samu est aussi directement interpellé, sur les réseaux, avec le hashtag #Samu.

Beaucoup s'interrogent aussi sur le silence dans les médias et sur le temps passé entre la mort de la jeune femme et la médiatisation de l'affaire. Rappelons que ce n'est qu'il y a deux semaines, quatre mois après le décès, que le Samu a fini par envoyer aux parents de Naomi l'enregistrement de l'appel au Samu. 

Une pétition lancée en ligne sur le site change.org réclame des comptes au ministère de la justice.

Le manque de moyens dénoncé 

Ce mercredi, les différents représentants des services d'urgences dénoncent eux un manque de moyens. L'urgentiste Patrice Peloux appelle à réformer le SAMU. François Braun, le président de Samu Urgences de France, a expliqué, mercredi sur franceinfo, que la procédure n'avait pas été suivie. Lors d'un appel d'urgence, c'est le médecin régulateur qui "prend les décisions" à la suite d'un interrogatoire médical.

Un enregistrement repris un peu partout

Le premier média à avoir parlé et diffusé l'enregistrement, c’est le journal indépendant Hebdi. Il publie l’enregistrement sur son site internet le 27 avril dernier. Mais c’est la publication sur un média national, et l’article des Décodeurs du journal Le Mondequi va faire effet boule de neige. Vingt-quatre heures après la publication, l'article a été partagé plus de 20 000 fois sur Facebook. Le tweet qui va avec est lui aussi partagé dans le même ordre de grandeur.

Depuis mardi, le tweet d'Hebdi a été partagé plus de 6.500 fois, mais surtout l’article du départ, qui contient l’intégralité du son de l’enregistrement a été relayé par plus de 46.600 internautes durant les dernières vingt-quatre heures.