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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Péchier à Besançon : un anesthésiste soupçonné d'empoisonnement sur sept patients

Empoisonnements dans des cliniques de Besançon : "Trop, c’est trop" pour l’avocat des victimes

mercredi 30 août 2017 à 22:26 - Mis à jour le jeudi 31 août 2017 à 8:26 Par Faustine Mauerhan et David Malle, France Bleu Besançon et France Bleu

Le docteur Péchier, soupçonné d’avoir empoisonné sept patients et tué deux malades dans des cliniques de Besançon, a demandé la levée de sa mise en examen. L’avocat des victimes dénonce des coups « de poudre aux yeux » de l’anesthésiste. "Trop, c’est trop" , pour Me Frédéric Berna.

Le docteur Péchier, soupçonné de sept empoissonnements volontaires, dont deux mortels.
Le docteur Péchier, soupçonné de sept empoissonnements volontaires, dont deux mortels. © Maxppp - Ludovic LAUDE

Besançon, France

L'anesthésiste des cliniques de Besançon continue de clamer son innocence. Soupçonné d'avoir volontairement empoisonné sept patients et tué deux malades entre 2008 et 2017 à la clinique Saint-Vincent et à la Polyclinique de Franche-Comté, il a récemment demandé la levée de sa mise en examen pour être placé sous le statut de témoin assisté. Un coup de poker culotté et risqué pour Maître Frédéric Berna. D'après l'avocat des victimes, même les cliniques ont désormais du mal à défendre leur médecin.

"Les cliniques elles-mêmes sont désormais convaincues de sa responsabilité"

"Les établissements hospitaliers dans lesquels il exerçait, faisaient preuve de beaucoup de réserve jusqu’ici, reconnaît Me Frédéric Berna, mais après de multiples vérifications, nous ont fait savoir à nous, victimes physiques, qu’elles étaient désormais à peu près convaincue de la responsabilité du docteur Péchier. Elles vont même soutenir le fait qu’il faille le maintenir en examen. Ce sont des éléments importants. Elles prennent clairement position et cela laisse à penser que le ciel s’assombrit au-dessus de la tête du docteur Péchier, plutôt qu’il ne s’éclaircit comme il essaye de le faire croire", plaide l’avocat.

Me Berna : "Trop c'est trop".

Une ligne de défense culottée

"Trop c’est trop", dénonce donc l’avocat qui ne voit aucune raison valable de lever la mise en examen. "Il vient soutenir qu’il n’y a rien dans ce dossier et que nous nous sommes tous égarés en le soupçonnant. Les victimes n’ont jamais hurlé au scandale, ont toujours respecté la présomption d’innocence et réclament seulement la vérité", rappelle Frédéric Berna. Dans cette affaire, le docteur Péchier "multiplie les coups de poudre aux yeux plutôt que les explications franches et honnêtes."

Me Berna : "le docteur Péchier multiplie les coups de poudre aux yeux".

"Aucun élément à charge contre le docteur Péchier dans le dossier"

Des propos totalement "mensongers" réagit à son tour Me Randall Schwerdorffer, l'avocat de Frédéric Péchier. "C'est faux, il n'y a aucun élément à charge contre le docteur Péchier dans le dossier depuis sa mise en examen. Ce n'est qu'une tentative d'intoxication de l'opinion publique de mon confrère" dénonce la défense qui demande le passage du docteur Péchier sous le statut de témoin assisté. "Ce n'est pas du buzz, c'est de la procédure, c'est du droit pénal, se défend Me Schwerdorffer. Et cela change tout parce qu'un témoin assisté ne peut pas être soumis à un contrôle judiciaire, parce que j'estime qu'avec l'absence de charge dans ce dossier il est totalement anormal qu'il n'ait pas le droit de pratiquer son activité d'anesthésiste et parce qu'un témoin assisté, dans l'opinion publique, est beaucoup moins présumé coupable qu'un mis en examen." La justice bisontine en décidera à huis clos, ce mercredi 6 septembre.

Me Schwerdorffer : "C'est une tentative d'intoxication de l'opinion publique."