Faits divers – Justice

En Bourgogne, les surveillants de prison s'inquiètent de la multiplication des agressions

Par Stéphanie Perenon et Jacky Page, France Bleu Bourgogne lundi 7 novembre 2016 à 18:49 Mis à jour le lundi 7 novembre 2016 à 19:27

Devant la maison d'arrêt de Dijon, vendredi soir après la prise d'otage d'un surveilant par un détenu
Devant la maison d'arrêt de Dijon, vendredi soir après la prise d'otage d'un surveilant par un détenu © Radio France - Philippe Renaud

La Maison d'arrêt de Dijon et celle de Joux-la-Ville dans l'Yonne ont connu vendredi soir et dimanche deux prises d'otage. A chaque fois un gardien a été menacé d'une lame de rasoir par un détenu qui réclamait son transfert dans un autre établissement. Des agressions qui inquiètent les surveillants.

La Maison d'arrêt de Dijon et celle de Joux-la-Ville dans l'Yonne ont connu vendredi soir et dimanche deux prises d'otage. A chaque fois un gardien a été menacé d'une lame de rasoir par un détenu qui réclamait son transfert dans un autre établissement.

Que se passe-t-il dans les prisons ?

Les agressions se multiplient pour Frédéric Stoll, le délégué régional du syndicat FO pénitentiaire déplore la conséquence d'une politique laxiste. "Nos politiques actuels ont laissé trop faire ce qu'ils veulent aux détenus dans les prisons et aujourd'hui on en paie la note." Le responsable du syndicat réclame des moyens supplémentaires . "Ce qu'il nous faut c'est surtout que les personnels ne soient pas tout seuls face à des détenus aussi violents.

On a l'impression qu'on ne tient plus rien !

- Frédéric Stoll, délégué régional de FO pénitentiaire

Frédéric Stoll, syndicaliste FO, déplore que ce qui se passait à Paris et dans les grands établissements pénitentiaires arrive à présent en province.

Lors de ces deux récentes agressions, un gardien a été menacé d'une lame de rasoir par un détenu qui réclamait son transfert dans un autre établissement. Pour Frédéric Stoll, le plus inquiétant c'est que ce genre d'agressions se produisaient auparavant dans les plus grands établissements parisiens. Mais selon lui le phénomène est désormais arrivé en province. "On sait qu'on fait un métier dangereux mais là on en est à deux agressions en un week-end dans la région et à une vingtaine depuis le début d'année, ça n'est pas possible! Il nous faut des moyens pour travailler dans de meilleures conditions et avec plus de sécurité."

Son syndicat réclame la classification des établissements pénitentiaires et que les détenus les plus dangereux soient placés dans des établissements spécialisés.