Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

En colère contre la fermeture de son parc aquatique, un Tarn-et-Garonnais arrive à la mairie avec son fusil

-
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

A Pompignan, le gérant du site aquatique Pompiarc s'est rendu à la mairie la semaine dernière, avec fusil et cartouches. Il en voulait au maire d'avoir validé un arrêté préfectoral de fermeture administrative, alors que plusieurs manquements avaient été relevés par les services de l'Etat.

Pompiparc, à Pompignan (Tarn-et-Garonne)
Pompiparc, à Pompignan (Tarn-et-Garonne) © Radio France - Mathieu Ferri

Pompignan, France

Gros coup de chaud à Pompignan, dans le Tarn-et-Garonne, entre Montauban et Toulouse. La semaine dernière, samedi 6 juillet, le gérant du parc aquatique Pompiparc s'est présenté à la mairie, armé d'un fusil. Franck Gaubens en voulait au maire, qui a validé l'arrêté préfectoral de fermeture du site. Car deux jours plus tôt, le jeudi, différents services de l'Etat avaient relevé de nombreux manquements à la sécurité au Pompiparc. Parfois des choses minimes, comme un "ponton dangerereux", ou une terrasse sans garde-corps, alors qu'elle se trouve sur une pente. Ou parfois des choses plus sérieuses, comme le manque de surveillants de baignade. Et surtout, aucune autorisation d'ouverture pour cet été.

Le gérant assure avoir rempli les formulaires pour obtenir l'ouverture, mais estime avoir été pénalisé par la grève de la Poste dans le département. 

"La plus grande connerie de ma vie." - le gérant de Pompiparc

Franck Gaubens reconnaît "avoir fait la plus grande connerie de sa vie" en allant voir le maire armé, et dit regretter "son coup de sang". L'élu, Alain Belloc, est lui encore sous le choc : "Il n'y a rien de plus traumatisant. J'ai quand même vu le fusil et les cartouches déposés contre la mairie. Ça s'appelle attaquer une mairie et un maire !"

"Vous voulez que je déroge à la sécurité ? Mais jamais de la vie !" - le maire de Pompignan

Le gérant aurait aimé que le maire évite la fermeture du site. L'élu se dit conscient de l'intérêt économique du parc pour sa commune, mais il assure qu'il n'avait d'autre choix que suivre les ordres de la préfecture. Et puis la loi c'est la loi : "On parle de sécurité, on parle d'enfants qui se baignent tous les jours. Vous voulez que je déroge à quelque chose ? Mais jamais de la vie !"

Franck Gaubens est en train de régler les manquements, et espère décrocher la réouverture pour ce week-end, s'il obtient une nouvelle visite des différents inspecteurs. "Si on ouvre pas ce week-end, on est pas loin de couler".

Le maire Alain Belloc se dit prêt à autoriser l'ouverture pour la saison, si le parc est dans les clous, et que les différents inspecteurs donnent leur feu vert. Mais il ne veut plus voir le gérant, il a porté plainte pour agression. La menace au fusil se jugera au tribunal.