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Faits divers – Justice

EN DIRECT - Deuxième journée du procès aux Assises de la Mayenne d'un homme accusé d'avoir causé la mort de son bébé

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Par , France Bleu Mayenne

La première journée, mardi 14 mai, a été marquée par le bouleversant témoignage de la mère de Maël. Le nourrisson avait succombé au syndrome du bébé secoué en mars 2017 à Cuillé.

Justice (illustration)
Justice (illustration) © Radio France - Yves Salvat

Cuillé, France

C'est la deuxième et dernière journée du procès d'un père de famille accusé d'avoir causé la mort de son fils âgé de 5 mois en mars 2017 dans le village mayennais de Cuillé. Les avocats des parties civiles et de la défense, ainsi que l'avocat général, prendront la parole dans la journée. Le verdict des jurés des Assises de la Mayenne est attendu ce mercredi 15 mai. L'homme risque jusqu'à 30 ans de prison.

12h45. "Je vous demande de ne pas infliger une peine supplémentaire à la peine qu'il subit chaque jour depuis 2 ans", l'avocat de l'accusé.

12h35. "Dans la nuit, il n'a pas agi sous le coup de la colère. Voyant son bébé ne pas réagir, il a voulu le sauver car il pensait que le nourrisson était mort. Il a secoué le bébé sous l'effet de la panique. Un geste désespéré. Il sait qu'il est responsable du décès et ses regrets sont sincères", avocat de l'accusé.

12h30. "S.L n'avait pas l'intention d'enlever son enfant, il voulait juste faire un tour pour 'emmerder' la mère", avocat de la défense. 

12h20. L'avocat de la défense : "S.L. n'est pas un monstre. Ce n'est qu'un homme avec ses forces et ses faiblesses, son addiction à l'alcool qui est la cause de l'irréparable. Mon client n'a jamais voulu la mort du bébé. Je comprends la haine de la mère de Maël. Mais vous, mesdames et messieurs les jurés, vous ne devrez pas ressentir de haine quand vous délibérerez". 

11h55. L'avocate générale réclame une peine de 12 ans de prison. 

11h45. "Il avait conscience des actes de violence contre son enfant. Il a eu un comportement irresponsable et dangereux. Je vous demande de le déclarer coupable", avocate générale. 

11h40. "L'accusé a de grandes difficultés à assumer ses responsabilités" souligne l'avocate générale qui rappelle les nombreuses contradictions dans le récit du père de famille. 

11h25. Réquisitoire de l'avocate générale : "il est impossible de rester insensible à la mort d'un enfant. S.L. a  reconnu avoir secoué le bébé mais il reste de nombreuses interrogations".

11h15. Sur les traces d'alcool retrouvées dans le corps de Maël, l'avocat assure que S.L, enervé par les pleurs, a donné de l'alcool au bébé dans la nuit du 20 au 21 mars 2017. Il ajoute que le père savait, bien avant son retour au domicile, que Maël était mort. 

11h05. "Monsieur S.L. est bien le responsable de la mort de Maël. L'enfant a été secoué d'une manière très violente causant des lésions irréversibles au cerveau" ajoute l'avocat de la mère du nourrisson. 

10h50. L'avocat de la maman de Maël débute sa plaidoirie : "elle a accepté cette souffrance cette douleur pour savoir la vérité. L'accusé n'a pas répondu avec exactitude à ce qui s'est passé dans la nuit du 20 au 21 mars 2017". Il ajoute que le père savait bien avant son retour au domicile conjugal que le nourrisson était mort. 

10h20. Des photos du petit Maël, alors âgé de 3 mois, circulent dans les mains des jurés. 

10h10. L'avocate générale demande à l'accusé s'il se sent responsable de la mort du bébé : "Non" répond le père qui explique ne pas avoir voulu lui faire du mal en le secouant.  

10h. Le Président s'étonne des explications de l'accusé. "Le bébé n'a pas pleuré pour réclamer un biberon?", "Comment expliquer la présence d'alcool dans l'estomac et l'urine du bébé ?". Le père ne se souvient pas ou répond juste non. 

9h45. Quand il revient au domicile le 21 mars au matin, l'accusé explique n'avoir pas vu que le bébé n'était pas dans un état "normal". 

9h35. L'accusé revient sur ce qui s'est passé dans la nuit du 20 au 21 mars : "je ne pensais pas lui faire du mal en le secouant, c'était pour le faire réagir", mimant des gestes de secouement d'avant en arrière. Sur les ecchymoses  sur le visage de l'enfant, il affirme ne se souvenir de rien. 

9h10. Les débats reprennent. L'accusé est appelé à s'expliquer sur les événements des 20 et 21 mars 2017. Le Président de la Cour relève des zones floues dans le récit du père de Maël.