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Cérémonie d'hommage aux Français tués au Niger : "La France toute entière porte le deuil"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

La cérémonie d'hommage aux six Français tués au Niger dimanche dernier a eu lieu ce vendredi à Orly. Les familles des six humanitaires étaient présentes, autour du Premier ministre. Pour Jean Castex, "la France toute entière porte le deuil'.

Jean Castex et Eric Dupond-Moretti devant les cercueils des six victimes françaises, tuées au Niger.
Jean Castex et Eric Dupond-Moretti devant les cercueils des six victimes françaises, tuées au Niger. © AFP - STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP

Cinq jours après l'attaque meurtrière au Niger, une cérémonie d'hommage était organisée ce vendredi à Orly, près de Paris. Les six humanitaires français ont été tués dimanche dernier par des hommes armés dans la région de Kouré, alors qu'ils étaient partis pour une escapade touristique. Les familles ont assisté à cette cérémonie, présidée par le Premier ministre, Jean Castex, accompagné du ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti. 

Les dépouilles des six victimes françaises, Myriam, Stella, Nadifa, Charline, Antonin et Léo, sont arrivées à l'aéroport d'Orly dans la matinée, en provenance de Niamey. Les cercueils ont ensuite été installés dans le pavillon d'honneur de l'aéroport.

"Seul le mal peut haïr la générosité"

Les familles ont été accueillies en début d'après-midi. Le Premier ministre, Jean Castex, le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, accompagnés du secrétaire d'État chargé des Français de l'étranger, Jean-Baptiste Lemoyne, sont arrivés sur place vers 15h30. Jean Castex s'est entretenu avec les proches des victimes pendant environ une demi-heure. Il a ensuite présidé la cérémonie d'hommage, qui s'est déroulée dans l'intimité, sans la présence des médias.

La France porte le deuil de vos enfants. - Jean Castex

Devant les familles et les cercueils alignés, Jean Castex a souligné que "chacun de nos compatriotes a ressenti au fond du cœur le coup terrible qui vous a été porté". "Chacun a instinctivement compris que les victimes de cet attentat étaient venues au Niger pour y faire le bien et qu'elles y ont rencontré le mal, a poursuivi le Premier ministre. Seul le mal peut tendre un guet-apens à des innocents, tirer de sang froid à bout portant sur des femmes et des hommes qui étaient au Niger dans le but de venir en aide à des population en détresse"

Jean Castex a souligné que "seul le mal peut haïr la générosité". Il a comparé le drame survenu au Niger aux attentats du 13 novembre 2015 : "La même inhumanité à l'oeuvre au Niger et au Bataclan, même si nous ne sommes pas en mesure de mettre un nom" sur les assaillants. 

La France traquera "sans répit" les assaillants

Le Premier ministre a répété que la France mettrait "le temps et les moyens qu'il faudra" pour trouver les responsables de cette attaque. Ils seront "traqués sans répit, le président de la République s'y est clairement engagé au nom de la France".

Leur altruisme impose le respect, leur engagement force l'admiration. - Jean Castex

"Ces enfants qui viennent de vous être arrachés pourraient être les miens, ils avaient entre 25 et 31 ans, il étaient jeunes, généreux et brillants, a souligné le chef du gouvernement, ému. Des enfants dont nous pouvons être fiers collectivement". Les victimes étaient venues au Niger apporter leur soutien à l'association Acted, qui fait "un travail remarquable". 

"Ils n'étaient pas partis en Afrique pour se battre, mais pour donner quelques mois de leur vie. Cette vie leur a été volée, sur la route de Niamey à Kouré. La France ne peut l'admettre", a expliqué Jean Castex. Selon lui, les familles ont droit "au respect de leur immense douleur, la justice pour leurs enfants ensuite". Et cela "le gouvernement nigérien comme celui de la France s'y engagent devant ces six cercueils avec la plus absolue des déterminations". 

La cérémonie se termine par une minute de silence, suivie d'une Marseillaise.

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