Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Fiona

EN DIRECT - La cour d'assises de Haute-Loire aborde le contexte familial de la petite Fiona et sa disparition

Par Géraldine Marcon et Olivier Vidal, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu jeudi 12 octobre 2017 à 9:16 Mis à jour le jeudi 12 octobre 2017 à 21:39

La cour d'assises s'intéresse ce jeudi au contexte familial et aux faits.
La cour d'assises s'intéresse ce jeudi au contexte familial et aux faits. © Maxppp - Yves Salvat

Le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf se poursuit ce jeudi devant la cour d'assises de la Haute-Loire avec notamment l'audition de plusieurs témoins qui ont côtoyé la famille les jours précédents la disparition de la petite Fiona. Suivez l'audience en direct.

La cour d'assises du puy-en-Velay s'intéresse ce jeudi à la vie de famille de la petite Fiona ainsi qu'au jour de sa fausse disparition dans le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf. La mère de la petite fille et son ancien compagnon risquent jusqu'à 30 ans de réclusion pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner", après le décès de Fiona en mai 2013.

Revivez la journée d'audience en direct

21h31 :fin des débats et suspension d'audience pour aujourd’hui, reprise demain matin à 9h.

20h48 :reprise des débats après une courte pause, les avocats de Cécile Bourgeon estiment qu'elle n'est pas en état de suivre l'audience qui dure. Le président poursuit tout de même les auditions avec les derniers témoins, il assure que l'accusée ne sera pas interrogée.

20h15 : les auditions se poursuivent avec une ancienne voisine, les témoignages n'apportent pas d'éléments nouveaux.

19h04 : les débats reprennent, la cour a pris beaucoup de retard par rapport au planning prévu. Des témoins présents au parc Montjuzet au moment de la "fausse" disparition de Fiona se succèdent à la barre. Ce jour-là, ils ont croisé Cécile Bourgeon "pressée, paniquée" qui cherchait sa fille.

18h13 : l'audience est suspendue pour une dizaine de minutes.

17h30 : l'audience reprend avec Vanessa, une ancienne amie de Cécile Bourgeon, elle est en visioconférence, les deux femmes ont grandi dans le même quartier. Vanessa décrit l'accusée comme une jeune femme "très ouverte, joviale, qui ne se laissait pas faire", elle avait tout de même noté un changement d'attitude chez son amie dans les semaines précédents les faits, Cécile Bourgeon semblait se détacher de sa fille aînée Fiona, elle mettait cela sur le compte de sa grossesse, "des hormones".

17h05 : suspension d'audience pour une dizaine de minutes.

15h59 :c'est au tour d'une des voisines du couples Bourgeon-Makhlouf d'être entendue.

15h25 : la cour passe maintenant à l'audition de témoins du voisinage du couple en commençant par la pharmacienne où Berkane Makhlouf venait prendre son traitement substitutif tous les 28jours.

14h41 : la cour entend maintenant le docteur Alain Laffont, c'était le médecin de Berkane Makhlouf depuis un an au moment des faits, il le voyait régulièrement pour son traitement substitutif à l'héroïne. Il est interrogé sur le document qu'il aurait rédigé le 10 mai 2013 à la demande de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, un "document administratif" destiné à excuser la longue absence à venir de Fiona, la famille devant déménager à Perpignan. Ce document, qui n'est "pas un certificat médical" insiste le docteur Laffont qui n'a pas examiné la petite fille ce jour là. Ce document avait fait l'objet de débats en première instance, il n'a jamais été retrouvé malgré les nombreuses recherches au cours de l'enquête.

13h28 : l'audience est suspendue pour le déjeuner après l'audition du premier médecin. Reprise des débats à 14h30.

13h03 : la cour passe à l'audition du docteur Philippe Fontaumard, c'était le médecin traitant de Cécile Bourgeon et de ses deux filles à Clermont-Ferrand. A la barre, il explique qu'il n'a jamais remarqué de traces de violences ou de coups lors de ses examens médicaux sur Fiona et sa petite sœur, en revanche, il soupçonnait leur mère de consommer des stupéfiants. Berkane Makhlouf était déjà venu le consulter pour obtenir une ordonnance pour du Subutex, un substitut à l’héroïne. Le docteur Fontaumard raconte également une visite à Cécile Bourgeon après la fausse disparition de Fiona, il explique qu'il a été surpris par le comportement de l'accusée ce jour-là, comme en décalage avec ce qui lui arrivait, elle est à la fois "accablée et excitée" dit-il.

12h10 :la cour entend maintenant Corinne L, elle travaillait au guichet d'un cinéma clermontois où la famille s'est rendue le mercredi 8 mai 2013, elle a note alors que Fiona est "dans un mauvais état".

11h58 :l'institutrice revient sur la journée du 7 mai 2013, quelques jours avant la disparition de Fiona, la petite fille était venue dans la cour pour lui dire qu'elle était fatiguée, mais elle ne note aucun bleu, aucune traces de coups. Elle parle de Cécile Bourgeon comme d'une mère aimante mais "négligente".

11h53 : l'audience reprend avec une autres institutrice de l'école où allait Fiona, Evelyne, elle est aujourd'hui à la retraite. On attend également ce matin l'audition du docteur Laffont.

11h29 : l'audience est suspendue quelques minutes.

11h17 : Me Grimaud s'avance vers la prétoire en regardant Cécile Bourgeon, elle questionne l’institutrice sur l'état de santé physique et psychique de Fiona au moment des faits, sur son comportement avec sa mère et son beau-père. Elisabeth s'agace, précise qu'avec 27 élèves dans sa classe, elle ne pouvait pas "s'arrêter sur chaque enfant".

10h12 : c'est maintenant l'institutrice de Fiona en grande section de maternelle, Elisabeth, la petite fille était dans sa classe au moment de sa disparition.

09h37 : c'est maintenant Céline, elle aussi Atsem à l'école de Fiona, qui témoigne. Elle décrit une petite fille "très rigolote, agréable, elle n'avait pas de soucis avec les autres enfants". Elle confirme aussi que la fillette ne s'était jamais plainte auprès d'elle de violences mais le mardi 7 mai, "elle était cernée, je lui ai posé des questions. Elle n a rien dit". raconte-t-elle. Céline, comme sa collègue, n'a pas vu de traces de coups ce jour-là, ni de bandeau sur la tête de la fillette.

09h14 : l'audience démarre devant la cour d'assises du Puy-en-Velay avec environnement scolaire de la petite Fiona en 2013.