Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Fiona

EN DIRECT - Suivez l'ouverture du procès "Fiona" devant la cour d'assises d'appel de la Haute-Loire

lundi 9 octobre 2017 à 12:00 - Mis à jour le lundi 9 octobre 2017 à 20:00 Par Géraldine Marcon, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu

Le procès de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf devant la cour d’assises d'appel de la Haute-Loire s'ouvre ce lundi au Puy-en-Velay. La mère et le beau-père de la petite Fiona comparaissent pendant deux semaines et risquent 30 ans de réclusion. Suivez ce premier jour en direct.

Le procès démarre ce lundi à 14h devant la cour d'assises d'appel du Puy-en-Velay.
Le procès démarre ce lundi à 14h devant la cour d'assises d'appel du Puy-en-Velay. © Maxppp - Richard Brunel

Le Puy-en-Velay, France

Le procès s'ouvre ce lundi après-midi devant la cour d'assises d'appel du Puy-en-Velay. Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf comparaissent pour des "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner" après le décès de la petite Fiona en mai 2013 à Clermont-Ferrand. La mère et le beau-père de la fillette risquent jusqu'à 30 ans de réclusion. Cette première journée devrait être principalement consacrée à la sélection des jurés et à la lecture des actes avant l'examen des personnalités dans les jours suivants.

Suivez l'audience en direct

(cliquez ici pour recharger la page)

20h00 : l'audience est suspenduejusqu'à mardi matin 9h

19h28 :le président a laissé la parole aux avocats des parties civiles et de la défense pour de nouvelles questions à Berkane Makhlouf.

18h56 : le président passe en revue les éléments concernant la détention de Berkane Makhlouf, il supporte mal la détention, est agressif avec le personnel pénitentiaire, se retrouve souvent devant la commission de discipline... Il se retrouve souvent à l'isolement.

18h27 : on évoque maintenant les relations amoureuses de Berkane Makhlouf, des relations qui se terminent souvent dans la jalousie et la violence à cause de la drogue. Des anciennes compagnes qui parlent de violences verbales et de harcèlement quand elles décrivent la personnalité et leurs relations avec l'accusé.

18:05 : le président revient ensuite sur les antécédents de violences de Berkane Makhlouf, souvent décrit comme impulsif, colérique, il avait déjà été condamné plusieurs fois par la justice pour des vols et des faits de violence avant son arrestation dans l'affaire de la disparition de Fiona. Berkane Makhlouf reste calme à la barre, il répond mais tempère le portrait qui se dessine "je ne veux pas qu'on me juge par rapport à mon passé" répète-t-il à plusieurs reprises. Le président poursuit "je vais tout de même continuer et faire mon travail". Le président qui précise à Berkane Makhlouf que ces éléments sont sensés éclairer sa personnalité et qu'ils ne sont pas positifs pour lui ; "je sais bien, on ne juge pas un homme sur son passé mais c’est un élément de personnalité, ça montre des choses".

17h55 : "vous avez des regrets au sujet de votre enfance ?" demande le président Fradin à Berkane Makhlouf. "Oui" répond-il "de ne pas avoir su comment faire au niveau scolaire, d'avoir eu un comportement précoce dans la violence..." A propos des formations qu'il a suivi mais jamais terminé, Berkane Makhlouf reste évasif "j'ai pas assuré" se défend-t-il. Après les questions sur son parcours professionnel, très succinct, le président passe aux antécédents de toxicomanie. Berkane Makhlouf qui a commencé la drogue à l'adolescence, devient rapidement poly-toxicomane.

17h20 :l'audience reprend, suite à un problème technique avec son micro, Berkane Makhlouf a quitté le box pour s'installer à la barre, devant le président. Ce dernier l'interroge sur son enfance, son père mort alors qu'il avait quatre ans, ses frères et soeurs, sa mère décédée quand il était en détention. Le récit est long, détaillé, le président pose des questions précises sur les différentes étapes de sa vie pour mieux cerner la personnalité de Berkane Makhlouf. Dans le box, Cécile Bourgeon reste la tête baissée, elle ne lève pas les yeux vers son ex-compagnon qui s'exprime.

17h00 :suspension de séance avant le début de l'examen de la personnalité de Berkane Makhlouf.

16h54 : C'est au tour de Cécile Bourgeon de rendre la parole, interrogée par la président elle ne conteste pas les délits qui lui sont reprochés, la non assistance à personne en danger, la dissimulation de cadavre ou encore la dénonciation mensongère de crime. En revanche, elle aussi nie fermement avoir commis des violences sur sa fille Fiona ; "j'ai échoué en tant que mère je n'ai pas su protéger ma fille", elle met en cause sa toxicomanie et celle de Berkane Makhlouf pour expliquer leurs contradictions dans leurs déclarations pendant l'enquête. Cécile Bourgeon est alors coupée par son ex-compagnon qui tempère"il y a avait aussi des moments de bonheurs", les deux accusés donnent en tout cas l'impression de vouloir s'exprimer un peu plus dans ce procès en appel.

16h43 : Berkane Makhlouf prend la parole, il regrette sa condamnation devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme en première instance et clame une nouvelle fois son innocence, "je ne suis pas un criminel, je ne suis pas un assassin, je suis vraiment écœuré par rapport à ça". Le président, pédagogue, lui répond et explique le verdict motivé en première instance. On sent déjà que Berkane Makhlouf est plus disposé à s'exprimer pour ce procès que le dernier. S'ensuit un échange entre le président et l'accusé, "j'ai l'habitude de laisser parler les gens mais il faut avancer" dit le président Fradin.

16h35 : le président prend le temps pour sa lecture, un exposé clair et détaillé avant de demander aux deux accusés de se lever pour leur lire l'acte d'accusation :

  • Cécile Bourgeon est poursuivie pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, sur mineure de moins de 15 ans, par ascendant et en réunion" mais aussi plusieurs délits "non assistance à personne en danger, recel ou dissimulation de cadavre, modification de l'été des lieux d'un crime et dénonciation mensongère d'un crime".
  • Berkane Makhlouf comparaît pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, sur mineure de moins de 15 ans, par personne ayant autorité et en réunion" ainsi que "non assistance à personne en danger et recel ou dissimulation de cadavre".

15h55 : la lecture des faits et de l'enquête mettent une nouvelle fois en avant les incertitudes, nombreuses, qui persistent dans cette affaire. Quatre ans après sa mort, le corps de la petite Fiona n'a toujours pas été retrouvé, on ne connaît pas les causes de son décès et les deux accusés se renvoient la responsabilité des coups.

15h38 : le président rappelle les déclarations des deux accusés expliquant comment ils ont retrouvé la petite fille morte dans son lit au matin du 12 mai. Assis à quelques mètres devant le box des accusés, le père de Fiona, Nicolas Chafoulais, regarde fixement son ancienne compagne Cécile Bourgeon.

15h30 : alors que le président reprend le déroulement de l'enquête dans le détail, dans le box des accusés les deux accusés sont séparés par deux policiers. Berkane Makhlouf regarde les jurés et écoute, il semble plus attentif que lors du procès en première instance où il était sous un lourd traitement médicamenteux. Cécile Bourgeon est tête baissée, on ne voit pas son visage et elle semble même dormir.

15h18 : le président Fradin passe des faits survenus en mai 2013 aux premiers éléments de l'enquête et notamment au profil toxicomane des deux accusés.

15h06 : Le président démarre la lecture du rappel des faits ; "nous sommes le 12 mai 2013, il est 18h3 environ quand Cécile Bourgeon signale la disparition de sa fille Fiona" , il détaille les éléments connus dans les faits survenus il y plus de quatre ans à Clermont-Ferrand.

15h03 : après avoir détaillé le programme de ces deux semaines d'audience, le président Fradin insiste sur sa volonté de mener "des débats contradictoires et sereins".

14h49 : l'audience reprend devant la cour d'assises de la Haute-Loire, le président Etienne Fradin déclare les débats ouverts et demande aux deux accusés s'ils souhaitent répondre aux questions qui leur seront posées, ils acquiescent. Le président fait ensuite le tour des parties civiles, nombreuses dans ce procès avec quatre associations de défense des droits de l'enfant.

14h30 : le président suspend l'audience pour quelques minutes afin de réunir les jurés désignés.

14h15 : les jurés sont appelés un par un pour s'installer, plusieurs sont récusés par la défense. Le jury se lève ensuite pour prêter serment.

14h05 : les deux accusés, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf sont arrivés dans le box, le président de la cour d'assises Etienne Fradin leur pose les questions habituelles d'identité avant le tirage au sort des neuf jurés (plus trois supplémentaires pour cette affaire).

13h55 : L'audience doit commencer à 14h ce lundi devant la cour d'assises d'appel du Puy-en-Velay. Le public, les avocats, la presse mais aussi les parties civiles s'installent dans la salle d'audience. Les deux accusés sont arrivés sur place.